La course au Zéro carbone est lancée

Bien que l’industrie de l’aviation, on ne le dit pas assez, ne représente qu’environ 2% des émissions de CO2 globales, l’Association internationale du transport aérien (Iata) s’était déjà engagée à ce que le secteur réduise de moitié les émissions d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2005, ainsi que sur un plafond des émissions nettes de dioxyde de carbone de l’aviation à partir de 2020.

Les compagnies aériennes d’abord

Après British Airways, qui a annoncé le mois dernier son engagement à diviser par deux son empreinte carbone d’ici 2050, c’est au tour de la compagnie australienne Qantas d’annoncer qu’elle va immédiatement doubler le nombre de vols compensés et plafonner les émissions nettes (croissance neutre en carbone) dès 2020. La société devrait investir 50 millions de dollars australiens (31 millions d’euros) au cours des dix prochaines années pour contribuer à développer une industrie de carburant aérien durable.

Les croisières suivent

De son côté, l’Association internationale des opérateurs de navires de croisières (CLIA) s’est déjà engagée à réduire de 40% leurs émissions de CO2 d’ici à 2030 (V. PagTour). MSC a attendu la dernière des cérémonies d’inauguration de son dernier navire, le Grandiosa, à Hambourg, pour annoncer son engagement à devenir la « première compagnie de croisière mondiale carboneutre » et garantir que sa flotte « n’ait pas d’impact négatif sur le changement climatique à compter du 1er janvier 2020 ».

D’abord « compenser »

Soyons clairs : un carburant totalement « propre » reste une utopie. Et dans l’état actuel des choses, les technologies même les plus avancées sont insuffisantes pour atteindre la neutralité carbone dans l’immédiat. En attendant, MSC Croisières va compenser toutes les émissions directes de dioxyde de carbone (CO2) des opérations maritimes de sa flotte grâce à une combinaison de projets carboneutres de haut niveau.

Concrètement, il s’agit de développer des solutions de compensation des émissions de carbone qui intègrent des projets pour la protection et la restauration des océans et des environnements côtiers en absorbant davantage de CO2 qu’aujourd’hui. MSC compte donc beaucoup sur le « carbone bleu » pour compenser immédiatement les émissions de carbone de ses navires en attendant les prochaines unités qui, dès l’Europa (photo), seront propulsées par un carburant issu d’une « pile à hydrogène » et n’émettront plus pour ainsi dire aucun rejet indésirable.

L’aéroport de Genève aussi

Genève Aéroport a signé son raccordement au réseau thermique écologique GeniLac des Services industriels de Genève (SIG). Cet engagement marque la mise en œuvre de la sortie des énergies fossiles pour le chauffage et le refroidissement de l’intégralité des bâtiments de la plate-forme pour 2025 en permettant à Genève Aéroport de réduire ses émissions de gaz à effet de serre et contribuer à l’effort cantonal pour la transition énergétique.

Genève Aéroport s’est en effet engagé à alimenter la totalité de ses infrastructures avec de l’énergie 100% renouvelable d’ici 2025 et construira dès l’été prochain une centrale thermique qui abritera des pompes à chaleur haute performance pour produire le chauffage des infrastructures de la plate-forme et de ses partenaires. Le surplus de chaleur produit par les pompes à chaleur de Genève Aéroport sera réinjecté dans le réseau SIG.

Avec son raccordement à GeniLac, Genève Aéroport pourra abandonner sa chaufferie au fioul consommant 2 millions de litres de mazout par an, datant des années 70. Le site aéroportuaire réduira ainsi ses émissions de CO2 de 5.300 tonnes par an. [Avec Belga et Travel Inside]

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