Qu’Airbnb s’ouvre aux hôtels (cf. PagTour d’hier), ce n’est une bonne nouvelle pour personne. Le site spécialisé dans la réservation de logements chez les particuliers s’est déjà infiltré sur le marché — juteux — des locations de vacances, jusqu’ici dominé par Homeaway et sur lequel on retrouve déjà l’inévitable et encombrant TripAdvisor.

Le numéro Un des sites réservation de chambres d’hôtel, Booking, s’est pour sa part ouvert aux auberges de jeunesse, qui sont montées en gamme ces dernières années, au point de proposer des chambres plus chères que dans bien de petits hôtels. Mais aussi aux appartements, aux maisons d’hôtes, aux campings…

Bref, chacun vend tout et n’importe quoi, pendant la mise en place des troupes avant la bataille décisive. Car il ne fait pas de doute que tout ce beau monde va s’empoigner, s’écharper, s’étriper, jusqu’à la victoire finale où il n’en restera qu’un. Qui l’emportera ?

Pendant ce temps, Google…

Pendant ce temps, Google poursuit son grand projet d’intégrer réservations de vols et d’hébergements dans le cadre du renforcement de sa présence dans le monde du tourisme, jusqu’ici éparpillée en différents sites qui restent peu connus en Europe, en tous cas. Et on ne connaît rien des ambitions d’Amazon…

Le secteur de l’hébergement est en pleine restructuration. Les hôteliers doivent réfléchir à de nouvelles formules, plus adaptées aux « millenials » qu’aux voyageurs d’affaires, et se doivent d’être présents sur toutes les plateformes de réservation, quel qu’en soit le prix.

Au bénéfice du client ?

Au final, le client-consommateur bénéficiera-t-il de ce combat de titans, puisqu’il est dit que la concurrence fait nécessairement baisser les prix ?

Rien n’est moins sûr, en fait. Il faut même craindre le contraire : l’établissement d’un monopole de fait, où le vainqueur imposera ses tarifs, qui se répercuteront sur le prix final payé par le client, résultat exactement contraire à celui recherché.

Un exemple qui n’a rien à voir ? Celui de la distribution du signal Internet par câble qui, en Belgique, est historiquement attribuée par les communes, les citoyens n’ayant le choix qu’entre deux opérateurs recourant à deux technologies différentes — l’autre, analogique, étant celle de l’ex-Régie des Téléphones. Résultat des tarifs scan-da-leu-se-ment élevés, sans doute les plus chers d’Europe.

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