VTLF: une «première» riche d’enseignements

BtoB : objectif atteint. BtoC : peut mieux faire. Ainsi pourrait-on résumer le premier salon virtuel du Tourisme et des loisirs, qui s’est tenu ces quatre derniers jours.

Les deux premiers étaient, rappelons-le, réservées aux professionnels. Avec 2.000 inscrits, les organisateurs avaient tablé sur un millier d’entre eux : ils ont été très précisément 1.054, répartis à peu près équitablement sur ces deux jours. Objectif atteint, donc, et même dépassé, puisque de nombreux professionnels sont aussi venus durant le week-end. Le chiffre correspond à celui de plus des trois quarts des agences de voyage installées en Belgique. Pas mal, donc.

Pas de raz-de-marée du grand public

En revanche, là où on espérait 2.500 visiteurs, l’ouverture du salon au grand public a quelque peu manqué son objectif. Si on comptait en permanence une cinquantaine de personnes — avec des pointes à 80, voire cent visiteurs —, ce ne fut pas le raz-de-marée qui, d’ailleurs, aurait sans doute pris les exposants de court. Plusieurs exposants se sont plaints, aussi, de ce que beaucoup de visiteurs venaient juste pour… la chasse au trésor.

Ludique et moderne

Le public belge est-il encore immature au point d’ignorer tout ce qui relève de la technologie moderne ? C’est une explication, mais sans doute pas la seule. Car on aurait eu tort de craindre une trop grande complexité du système : la prise en main est immédiate, l’inscription est rapide, et on se prend vite à naviguer entre les allées virtuelles du salon avec la plus grande aisance. Le téléchargement des documents est aisé et la possibilité de voir la « fiche » des avatars est très appréciée dans les contacts professionnels.  Si quelques détails restent à améliorer, le concept est ludique et moderne, et de nombreux exposants — ceux qui se sont les plus impliqués — sont convaincus qu’il a un bel avenir devant lui.

Prochaine édition dans six mois

Dans les prochains jours, l’équipe de 2Advice, la société organisatrice de l’événement, va analyser les données qu’elle a recueillies et en tirer de précieux enseignements pour l’avenir. Une chose est sûre, d’ores et déjà : il y aura une deuxième édition, fin mai ou début juin, les dates n’étant pas encore précisées. Car, fondamentalement, la formule a montré son efficacité, et la plupart des exposants ne s’y sont pas trompés, au point que certains d’entre eux ont déjà réservé leur prochaine participation !

Beaucoup, la plupart, même, ont joué le jeu sérieusement. En s’adressant à l’une ou l’autre « hôtesse virtuelle » sur certains stands, on obtenait aussitôt la réponse à sa question. Ainsi, dans des genres différents, chez MSC Croisières, sur le stand de la Tunisie ou celui la Maison du tourisme de Vielsalm-Gouvy, des exemples parmi d’autres où l’on trouvait à la fois des brochures informatives très bien faites, des fiches produits complètes, des vidéos efficaces et qui donnent envie de partir… et du personnel compétent et disponible.

Chacun fait ce qu’il veut, même mal…

A l’inverse, certains exposants ne se sont jamais donné la peine de répondre aux demandes qui leur étaient faites, quand il se donnaient seulement la peine d’être présents ! Le cas le plus incroyable est celui de TUI, qui avait réservé et payé — du moins on l’espère ! — un pavillon tout entier où aucune brochure n’était disponible nulle part, où aucune vidéo ne fonctionnait et où la rubrique « infos et contacts » se limitait à une adresse e-mail… Certes, chacun fait ce qu’il veut, même mal. Mais quel gaspillage !

Un essai à transformer

Mais il faudra revoir la promotion à destination du grand public. Communiquer davantage « off line » — il est clair ici que la Régie Publicitaire à laquelle 2Advice s’était adressée n’a pas fait son travail — mais aussi en utilisant mieux les réseaux sociaux. Et en revoyant la politique de « récompense » en sorte que les visiteurs du salon s’impliquent davantage.

En tout état de cause, ce premier salon virtuel a séduit. Un essai à transformer au plus vite

(avec Samuel Lemaire)

 

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