Visiter les villes européennes va coûter cher à l’avenir

Stockholm @Hervé Ducruet

Le consommateur lambda devra faire ses comptes s’il veut visiter une ville. Touristes, hommes d’affaires ou simples visiteurs vont devoir calculer l’impact en termes de coût de leurs incursions en ville.

La célèbre Taxe Urbaine commence à intoxiquer les politiciens belges en charge. Après Londres, Oslo, Stockholm, Dublin, Milan, d’autres villes en Europe sont en discussion pour implémenter la fameuse taxe. Soi-disant pour diminuer la congestion automobile en centre-ville et donc la pollution qui en résulte.

Alors que Londres reste la preuve par 9, après 15 années de taxation, et doit constater que la mesure n’a en rien solutionné les problèmes d’embouteillages ni de pollution.

Malgré ces résultats les autorités de Londres s’acharnent, alors qu’en 2005 la taxe s’élevait à 5 £ sterling par jour, et qu’aujourd’hui elle s’élève à 11,5 £ du lundi au vendredi, et qu’en plus elle va augmenter à 15 £ par jour par voiture 7 jours sur 7, les études prouvent qu’aucune des origines d’implémentation n’ont été ni améliorées ni solutionnées.

Bonjour les dégâts. On anticipe insuffisamment les progrès technologiques, pire on les néglige.

On veut imposer un concept arbitraire. À Bruxelles, les autorités politiques rentrent « en concertation ». Une manière de manipuler les esprits des consommateurs. Mais leurs budgets vont s’en ressentir.

En plus cela va créer un esprit de séparatisme, s’il est décidé que les Bruxellois pourraient être exemptés de ladite taxe en plus de la taxe de mise en circulation et de la taxe annuelle. Les dés sont jetés, l’implacable décision, si elle se confirme, va se terminer en problème fédéral, et donc national. Après les problèmes de la Santé ceux de la libre circulation routière.

Nous ne sommes pas sortis de l ‘auberge. Les loueurs de voitures devront adapter certains concepts de leurs business plans. Les touristes en voiture, en général, vont fuir les axes taxatoires.

Bref, on profite de la pandémie pour accélérer les procédures, en douce, puisque la covid règne encore en maîtresse, dans les esprits.

Plus rien ne sera pareil, et je reste optimiste.

Print Friendly, PDF & Email

Commentaires

commentaires

1 COMMENT

  1. Selon moi, votre article comprend une erreur. Les Bruxellois ne seront pas dispensés de cette taxe de congéstion! Mais bien de la taxe de mise en circulation et de la taxe annuelle fixe.
    En d’autre termes, pour les Bruxellois, plus de taxe fixe, mais uniquement selon les kiomètres roulés, avec un tarif différent entre heures de pointes et heures creuses.

    Sur le principe, moi je suis pour. Vous parlez de Londres, mais pas de Stockholm, ou cela a apparemment eu plus de succès.

    Par contre, pour Bruxelles, il faut d’abord qu’il y ait des alternatives suffisantes: le RER, des parkings supplémentaires au gares et stations de métro etc (en temps normal, essayez donc de trouver une place de parking près des stations de metro H.Debroux, Demey et Delta après 7h30 du matin: impossible!!!)

    Seulement quand les transports en commun seront une réelle alternative, alors oui je soutiendrai ce principe.

    Mais pour l’instant, nous gouvernements régionaux gaspillent des dizaines de millions d’euros dans des bus hybrides et full électriques, plutôt que d’acheter de simples bus diesel et d’invester cet argent dans des parkings, pistes cyclabes et extensions de metro…

LEAVE A REPLY