Virus chinois : la grippe fait bien plus de ravage

Plus on lit les informations sur le coronavirus de Wuhan, plus on se demande pourquoi une telle couverture médiatique pour une infection qui pour le moment tue beaucoup moins que la grippe traditionnelle.

Pour le moment, on compterait moins de 3.000 infections

L’épidémie de coronavirus, signalée pour la première fois à Wuhan fin décembre, aurait tué au moins 80 personnes en Chine et infecté plus de 2 700, dont 461 dans un état critique.

Des pays comme les États-Unis, l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, la France, Singapour, la Thaïlande et le Népal ont également signalé des cas confirmés. Il faut, bien sûr, attendre les résultats, notamment en Chine où il est difficile de connaître réellement le nombre de personnes infectées.

La décision de suspendre les voyages à l’étranger a été très tardive

Des milliers de personnes de Wuhan, l’épicentre de l’épidémie du coronavirus, s’étaient déjà envolées vers Hong Kong, Thaïlande, Singapour ou au Japon, que la Chine décide de fermer la ville de Wuhan qui a une population de 11 millions d’habitants.

Des millions d’habitants étaient déjà partis

Le maire de Wuhan, Zhou Xianwang, a déclaré qu’environ 5 millions d’habitants étaient partis avant le début des mesures d’urgence visant à contenir la propagation du virus. Il faut savoir qu’actuellement, le pays fête son Nouvel An !

Des milliers de personnes sont déjà en Thaïlande ou à Singapour

Une grande plateforme de voyage en Chine a rapporté qu’au cours de cette période, plus de 11.000 personnes ont volé de Wuhan à l’aéroport de Bangkok et 9.000 autres à l’aéroport international Don Mueang de la capitale thaïlandaise.

L’aéroport de Singapour Changi et l’aéroport international de Narita à Tokyo ont respectivement reçu 10 680 et 9 080 passagers en provenance de Wuhan, tandis que plus de 7 000 se sont envolés pour Hong Kong.

Nous sommes encore loin des ravages de la grippe

Entre novembre 2001 et juillet 2003, une épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) dans le sud de la Chine a causé 8 088 cas, entraînant 774 décès signalés dans 17 pays, la majorité des cas en Chine continentale et à Hong Kong (9,6% de décès). selon l’ Organisation mondiale de la santé (OMS).

On compterait jusqu’à 650 000 décès qui seraient associés chaque année aux affections respiratoires dues à la grippe saisonnière, selon l’Organisation mondiale de la Santé….

Qui a intérêt à faire peur ?

On peut se poser la question et la réponse n’est pas simple. Pour le moment, il est clair que ceux qui vont souffrir sont les pays de l’Asie du Sud-Est. Les chinois sont les premiers clients de la Thaïlande, de Singapour, de la Birmanie, du Laos ….

Cette épidémie et surtout la communication a tendance à effrayer tant les chinois du continent que le reste de l’Asie. Une affaire à suivre !

 

 

 

 

 

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Commentaires

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1 COMMENT

  1. les nombres publiés de malades chinois me semblent très sous-estimés au vu des gigantesques mesures prises ! le problème proviendrait alors de la croissance exponentielle à partir du taux de contamination. Dans les entreprises notamment, le risque infectieux peut être particulièrement élevé dans les milieux confinés de travail comme les bureaux ou ateliers mal aérés : mesures de prévention et de protection du personnel en cas d’ épidémie avérée ! : http://www.officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/service-de-sante-au-travail-reglementations/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=151&dossid=556

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