Un article, paru récemment dans The New York Times et portant sur « l’invasion » de Venise par les touristes, a fait vivement réagir la CLIA.

« TOURISME DE FAIBLE QUALITÉ »

Dans l’article en question, l’auteur, Jason Horowitz, déplore qu’en arrivant à la gare de Venise, il a eu « la sensation étrange d’arriver dans la version de Las Vegas de Venise plutôt que dans la réalité ». Il poursuit ensuite en se plaignant que Venise risque « d’être conquise par les voyageurs d’un jour et que la bande sonore de la ville est maintenant constituée des roues des bagages des touristes ».

Il déclare aussi que des responsables du gouvernement italien, se lamentant de ce qu’ils appellent le « tourisme de faible qualité », envisageraient de limiter le nombre de touristes qui peuvent entrer dans la ville ou sur ses places.

6156543937_6d335d8ec3_bPour définir ce qu’est le tourisme de faible qualité, l’auteur cite le ministre italien de la Culture, Dario Franceschini : « Si vous arrivez à bord d’un grand navire, descendez, suivez quelqu’un qui tient un drapeau à Piazzale Roma, Ponte di Rialto et San Marco, pendant deux ou trois heures et retournez sur le navire », aurait dit le ministre.

La majorité des récriminations est centrée sur les navires de croisières qui traversent le canal de la Giudecca.  « Certains des quelque 50.000 Vénitiens qui restent dans la ville ont organisé des associations contre les gros navires, vendant des T-shirts qui montrent des navires de croisières avec des dents de requin menaçant les pêcheurs. En juin, presque tous les 18 000 Vénitiens qui ont voté lors d’un référendum non officiel sur les navires de croisières ont déclaré qu’ils ne les voulaient pas dans le lagon », peut-on aussi lire dans l’article.

« Les compagnies de croisières membres de la CLIA
s’engagent à préserver la durabilité de Venise.
L’industrie offre d’importants avantages
économiques, tout en s’efforçant de préserver
l’environnement naturel de la ville… »


Venise
UN PORTRAIT DÉSÉQUILIBRÉ

« L’article Venice, Invaded by Tourists, Risk Becoming Disneyland at Sea ne donne pas un portrait équilibré des visites de croisières à Venise. Les compagnies de croisières membres de la CLIA s’engagent à préserver la durabilité de Venise. L’industrie offre d’importants avantages économiques, tout en s’efforçant de préserver l’environnement naturel de la ville et d’en protéger le patrimoine culturel », a déclaré l’Association dans un communiqué.

D’autre part, la CLIA a souligné que la contribution économique des compagnies de croisières à Venise dépasse les 170 M€, selon le rapport Risposte Turismo de 2015.

Pour lire l’article de Jason Horowitz dans le NYT (en anglais) : www.nytimes.com/2017/08/02/world/europe/venice-italy-tourist-invasion.html.


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