Venez à Paris… mais pas le samedi

Allez plutôt à Bruxelles !

Tous les responsables des secteurs touristiques parisiens, hôtellerie, restauration, tour opérateurs… sont unanimes ! C’est la Bérézina ! Les annulations pleuvent en cascade et des hôtels bradent leurs chambres au 1/3 de leur prix habituel… Mais il y a une solution pour les faire revenir… vite !

Les images de désolation de la capitale française depuis maintenant trois semaines qui tournent en boucle dans le monde ont eu une répercussion immédiate sur la fréquentation touristique française et surtout à Paris, « Les tours opérateurs américains et japonais déconseillent à leurs clients de venir en France. Aujourd’hui nous avons un taux d’annulation de 20-25% dans les différents établissements qui nous font part de leur désarroi. Et nous auront du mal à rassurer cette clientèle », s’est désolé sur Europe 1 Christian Mouisard, président de la Fédération Nationale des Offices de Tourisme.

Plus de 2.000 annulations en quelques jours

A Paris, cette baisse dramatique de la clientèle a contraint beaucoup d’hôtels à baisser leurs prix. Ainsi, dans cet établissement 4* situé à proximité du Louvre, la chambre, qui se louait 210 € en moyenne, est bradée 77 € actuellement. Et pour cause, l’hôtel a enregistré plus de 2.000 annulations en quelques jours .

Comme l’a précisé la jeune standardiste de l’établissement au micro de la radio, les touristes « pensent que c’est la guerre civile à Paris. On a des clients qui nous ont dit que tout était tout le temps fermé à Paris, qu’il n’y avait plus de banques ouvertes, qu’on ne pouvait plus retirer d’argent nulle part et que, du coup, c’était beaucoup trop dangereux de venir à Paris ».

Mais elle a la solution pour les faire revenir. Comment n’y a-t-on pas pensé plus tôt. « Il faut vraiment expliquer aux gens que les incidents qu’il y a, c’est le samedi et que le reste de la semaine, Paris ça reste Paris, les Champs Élysées, la Tour Eiffel… », explique-t-elle. CQFD ! Mais pas sûr que ces sites emblématiques résistent encore longtemps au rythme répétitif des « incidents » du samedi…

Print Friendly, PDF & Email

Commentaires

commentaires

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY