Une obligation

Personne n’aime les obligations. Pourtant, il y en a une au moins que nous subissons tous les jours, et deux autres que nous devrions tous accepter.

La première, c’est celle de porter un masque à l’intérieur d’un lieu public. Déjà là, il y a une différence de traitement selon qui gère l’endroit. Dans une grande surface, cela nous est arrivé déjà par trois fois d’oublier le masque. Et les trois fois, un ou une employée nous a gentiment et discrètement demandé si nous n’avions pas oublié notre masque, allant même jusqu’à nous en offrir un.

Et puis dans les locaux d’une université qui se dit catholique, on nous a apostrophé dans les couloirs : « Les masques, c’est pour tout le monde » ! D’un côté, secteur marchand, le personnel est payé aussi pour être aimable, de l’autre, secteur non marchand, il est payé pour aboyer.

La deuxième obligation qui n’existe pas encore mais que nous devrions accepter, c’est de nous faire vacciner. Le pire, chez les antivaccins, c’est la faiblesse ou la stupidité de leurs arguments. Ce sont souvent des personnes qui sont contre toute autorité par principe. L’une d’elle nous a même avoué vouloir se battre physiquement s’il arrivait qu’on l’oblige à se faire vacciner ; mais il pourrait en revanche accepter, si on le lui demandait gentiment. L’aspect solidaire, il s’en moque complètement.

Et enfin, pour notre profession, l’obligation qui ne passera jamais mais qui serait pourtant logique, c’est d’être affilié à une Union professionnelle. Bien sûr, l’affiliation ou non à une association est une liberté reconnue. D’un autre côté, il est un peu facile de faire payer une cotisation aux autres pour mener un combat, comme celui que le Secrétariat de l’UPAV ou de la VVR a mené durant ces 20 derniers mois, et de tirer profit des résultats engrangés.

La licence d’agent de voyages (rappelons qu’une licence appartenait à une personne physique et non à une personne morale) a été supprimée, mais on aurait pu penser à imposer une affiliation à une association professionnelle en même temps que l’obligation d’assurances et d’un fonds de garantie. C’est simplement une question de justice. On aurait eu alors une Union professionnelle encore plus forte en nombre d’adhérents, et peut-être aussi plus représentative des membres.

Mais nous ne reviendrons plus sur le sujet, c’est promis.

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