Une nouvelle bataille de Waterloo

© Waterloo Tourisme

Nos confrères de La Dernière Heure se sont fendus hier d’une page entière sur le tourisme en Brabant wallon. « Le Brabant wallon, ce n’est pas que Waterloo », disait le gros titre. Ce titre nous a choqué, puisque les propos émanent de Mathieu Michel, Président du Collège provincial, et affilié au même parti que la bourgmestre de Waterloo.

Un titre qui semble presque une attaque. C’est sembler ignorer si Waterloo fait de l’ombre à ses voisins, c’est essentiellement à son dynamisme qu’elle le doit. N’en déplaise au bourgmestre voisin (et toujours du même parti), on ne parlera jamais ni du champ de bataille ni du Lion de Braine l’Alleud.

Mais le principal sujet de l’article n’était pas celui-là

On y pointait plutôt du doigt le fait que la province du Brabant Wallon « est celle qui enregistre le moins d’arrivées de touristes sur son territoire et de nuitées parmi toutes les provinces wallonnes ».

Bien sûr, on cherche les raisons. Les bonnes et les mauvaises. Et surtout on oublie la principale, ce qui est vraiment étonnant de la part de Mathieu Michel : c’est que cette province, depuis la scission du Brabant, est moitié moins grande que les autres !

Et aussi que sa proximité avec Bruxelles n’en fait pas un lieu de séjour au même titre que les autres. D’où proviennent ces chiffres, comment ont-ils été collationnés ?

Des chiffres qui sont quand même étonnants

S’il est vrai qu’il y a bien plus de petits hôtels dans les autres provinces, la BW a pourtant quelques gros porteurs : le Château du Lac, le Grand Hôtel de Waterloo et le Martin’s Louvain-la-Neuve pour le groupe Martin’s, le Dolce La Hulpe, le Novotel Wavre et plusieurs enseignes Ibis pour le Groupe Accor, le Chateauform’ de La Ramée, et j’en oublie sans doute.

Le BW peut aussi s’enorgueillir de plusieurs sites « grand public » : non seulement le centre du visiteur sur le champ de bataille de Waterloo, mais aussi Walibi, le Bois des Rêves, le Musée Hergé, le Domaine d’Hélécine, l’abbaye de Villers-la-Ville, le musée Wellington, les festivals de musique, etc.

Merci Victor Hugo…. et à nos édiles !

En résumé, si la fréquentation est moindre que dans les autres provinces, malgré l’infrastructure hôtelière de grande qualité, malgré des attractions importantes, malgré des reconstitutions historiques, etc…, c’est qu’il faudrait tout multiplier par deux puisque la Province est coupée en deux par rapport au passé, alors même que ses forces vives se coupent, elles, en quatre.

Et qu’on ne nous fasse pas croire que c’est à cause des 4 anciennes Maisons du Tourisme remplacées par une seule selon la volonté d’un ministre. Waterloo a tiré la Province en matière de tourisme depuis des décennies, et veut toujours bien le faire.

Mais elle refuse qu’on la pointe du doigt comme une « commune riche » ou « commune de riches », ce qui est une déformation de la vérité. Waterloo a une notoriété mondiale, que cela plaise ou non. Elle est sans doute due en partie à Victor Hugo, mais certainement au dynamisme de ses édiles, tous partis confondus, d’ailleurs.

 

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