Une écotaxe à 4,2 milliards qui fait frémir le transport aérien en France

Le transport aérien est menacé par l’instauration d’une écotaxe issue des choix de la Convention Citoyenne pour le climat (CCC). Celle-ci créé un vent de panique de tous les acteurs du transport aérien. Une première réunion devait se tenir samedi 12 Septembre… mais …

Une mesure choc qui effraye toutes les compagnies aériennes françaises et étrangères

Selon la base du trafic de 2019, l’écocontribution aurait été évaluée à plus de 4 milliards d’euros sur un an. Le calendrier de mise en place devrait s’accélérer. Un projet de loi devrait être déposé rapidement et le texte devrait être voté à l’issue du débat s’appliquera en 2021.

Une réunion de tous les acteurs aériens devait se tenir samedi

Le ministère de la transition écologique et ministère des transports avaient invité notamment : la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), les responsables des associations professionnelles dont le « Board Airlines Representatives » (BAR), la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (FNAM), l’Union des aéroports français (UAF), Le syndicat des compagnies autonomes (SCARA) … bref le gratin du secteur aéronautique en France mais également Greenpeace…

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La réunion a été reportée

Comme l’indique l’article de Bruno Trévidic, du journal « Les Echos » : « la réunion de concertation prévue ce samedi pour débattre des propositions de la « convention citoyenne » pour réduire l’impact environnemental du transport aérien en France (et notamment d’une écotaxe), a dû être reportée, à la dernière minute, à mercredi 16 Septembre. Greenpeace avait déjà annoncé son intention de ne pas y participer, estimant que les acteurs du transport aérien étaient « surreprésentés ».

Greenpeace indique un « travail de sape » du gouvernement

Greenpeace France annonce son refus de participer à une réunion de concertation organisée samedi 12 septembre par les services du ministère de la Transition écologique à la suite de la Convention citoyenne, et dénonce un processus biaisé qui ne vise qu’à amoindrir les propositions des citoyennes …

Greenpeace France constate que les conditions ne sont pas réunies pour un dialogue constructif dans le respect des propositions initiales de la CCC. Sont notamment en cause la surreprésentation des acteurs de l’aérien dans ce groupe de travail … Le communique que vous trouverez ici

Les ministères proposent un report de quelques jours…

Les services du ministre de la transition écologique et le ministre délégué aux transports ont donc proposé un délai supplémentaire pour analyser les éléments communiqués et pour permettre un débat de qualité. La réunion est reportée au mercredi 16 septembre à 9 heures. Aucune information supplémentaire n’est fournie à la presse.

Des prélèvements fiscaux qui tripleraient

Dans une note plus détaillée, fournie aux participants, les services du ministère des transports indiquerait que la proposition, de porter la taxe de solidarité et l’écocontribution (TSBA) de 2,63 euros à 31,13 euros sur un vol moyen-courrier en classe éco (et jusqu’à 445,07 euros pour un aller simple long-courrier en classe affaires), se traduirait bien par un triplement des prélèvements fiscaux sur le transport aérien en France et une multiplication par dix de la TSBA, à 4,2 milliards d’euros. Une hausse qui entrainerait une perte de 12 et 16 millions de passagers. Des emplois seraient également menacés.

On peut comprendre que l’instauration d’une nouvelle écotaxe créée un sacré vent de panic de tous les acteurs du transport aérien ‘y compris Airbus). Un secteur largement touché par la crise du Covid19.

La coupe est pleine

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Commentaires

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1 COMMENT

  1. Enfin ! Il était grand temps que l’aérien se fasse taxer !
    Ou alors il faut détaxer les transports routiers et ferroviaires…

    Et qu’on arrête de nous matraquer avec l’argument des pertes d’emplois. Oui, il y aura des pertes d’emploi, principalement sur le vols intra U.E.
    Mais ces emplois ré apparaitront dans le ferroviaire et dans les lignes d’autocars longue distance, qui auront plus de succès encore (et qui polluent beaucoup moins)

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