Une appli anti-covid indispensable… mais anti-européenne

Nous avons téléchargé la nouvelle app française : TousAntiCovid. Mais dans cette lutte contre la pandémie, nous sommes consternés par la politique européenne … et la France ne donne pas l’exemple !

Un petit effort pour télécharger l’application

Rebaptisée Tous Anti-Covid, la nouvelle application de traçage est disponible depuis le jeudi 22 octobre, et a le même but que son prédécesseur, StopCovid : avertir les utilisateurs lorsqu’ils ont croisé, dans les deux dernières semaines, à moins d’un mètre et pendant plus de 15 minutes, un autre utilisateur, contaminé par le Covid-19.

Quelques améliorations

Comme le précise le gouvernement, la nouvelle version garde « le même moteur » que StopCovid,. Mais elle connaît quelques améliorations de forme et dans son contenu éditorial, pour la rendre plus attractive. « On est passé d’une application qui ne disait rien à l’utilisateur, à une application qui commence à parler à l’utilisateur », expliquait jeudi 22 octobre, l’un des hauts fonctionnaires qui a participé à l’élaboration de « Tous Anti-Covid »

Actualités covid, formulaire couvre-feu ….

Même si la plupart des médias nous gavent d’informations sur l’étendue du nombre d’infections depuis quelques semaines, l’application permet en temps réel d’avoir les actualités sur l’épidémie. On devient tous paranos ! Vous pouvez télécharger le formulaire si vous sortez pendant le couvre-feu notamment.

Le secrétaire d’état au numérique était content

Il tweetait : « L’application était en tête des téléchargements d’apps gratuites le premier jour. Les difficultés techniques liées à l’afflux de connexions sont en passe d’être réglées. On continue. Nous avons besoin de plusieurs millions d’activations pour que l’app soit vraiment utile ». Mais si les français restent indisciplinés, elle sera un échec.

C’est déjà un semi-échec … nous faisons aussi mal que la Hongrie

Depuis quelques heures, les applications Corona-Warn-App (Allemagne), COVID tracker (Irlande) et Immuni (Italie) peuvent dialoguer entre elles. L’Union européenne explique avoir choisi ces trois cobayes en raison de leur popularité. Au total, ces trois applications ont été téléchargées par environ 30 millions de personnes, ce qui équivaut à deux tiers des téléchargements de toute l’Europe.

Si ces trois applications peuvent facilement communiquer (elles utilisent le même protocole), tous les logiciels de contact tracing européens ne seront pas aussi faciles à adapter. En France, par exemple, TousAntiCovid) utilise un protocole propriétaire centralisé.

C’est ce dernier qui empêche le bon fonctionnement de l’application sur de nombreux smartphones et qui, en plus, rend très compliqué la communication entre l’application française et ses équivalents européens. La Hongrie est dans la même situation que la France. 

L’Union Européenne voudrait… mais les pays font ce qu’ils veulent

Pour rendre les applications de contact tracing plus populaires et plus efficaces, l’Union européenne (UE) souhaite depuis plusieurs mois une interopérabilité complète entre ces applications. Dans un cadre technique idéal, avoir l’application française installée sur son smartphone permettrait de se rendre en Italie ou en Allemagne sans télécharger une autre application.

La réalité est, évidemment, un peu plus complexe. Par contre, pour circuler en Allemagne, en Italie et en Irlande, une seule application de contact tracing sera bientôt nécessaire. L’Union européenne a mis au point une passerelle garantissant l’interopérabilité des différentes applications de ses États membres… à condition d’utiliser le même protocole.

Aux yeux des professionnels du tourisme, l’Europe est synonyme de grand foutoir

Les professionnels qui font voyager leurs clients aujourd’hui ont bien du courage. Chacun a ses procédures : test Covid de moins de 72h ou non, formulaire à compléter sur le web, réception d’un QR code ou non, mise en quarantaine …. Ou non. Franchement, on croyait qu’à minima les pays Schengen faciliteraient les déplacements. Il ne faut plus y croire. L’image de l’Europe en a pris un coup.

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