Une année record pour l’industrie aérienne, mais…

Selon l’IATA, l’année 2016 sera une année record sur le plan de la rentabilité de l’industrie, avec des bénéfices nets prévus de 35,6 G$ (contre 35,3 G$ en 2015) et une marge bénéficiaire nette de 5,1 % (4,9 % en 2015). Pour 2017, l’Association prédit des bénéfices nets de 29,8 G$ et une marge bénéficiaire nette de 4,1 %. « Ces trois années ont été marquées par les meilleurs résultats de l’histoire de l’industrie – indépendamment des nombreuses incertitudes auxquelles nous faisons face », se félicite Alexandre de Juniac, DG de l’IATA.

Pour 2016, l’IATA a revu légèrement à la baisse ses prévisions sur la rentabilité de l’industrie aérienne, à 35,6 G$ (plutôt que les 39,4 G$ prévus en juin). Néanmoins, 2016 sera une année record sur le plan de la rentabilité de l’industrie alors que la marge bénéficiaire nette atteindra 5,1 %.

En 2015, rappelons-le, les bénéfices nets s’étaient établis à 35,3 G$ et la marge bénéficiaire nette à 4,9 %. Pour 2017, l’Association prédit des bénéfices nets de 29,8 G$ et une marge bénéficiaire nette de 4,1 %, en raison d’ une croissance plus lente du PIB mondial et de la hausse des coûts.

« Les compagnies aériennes continuent d’obtenir de bons résultats », se félicite Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA, en annonçant ces prévisions de bénéfices nets « même si les conditions deviennent plus difficiles en 2017 avec la hausse des prix du pétrole ».

DES EMBÛCHES

« Cela constitue un atterrissage très réussi sur le terrain de la rentabilité. Ces trois années ont été marquées par les meilleurs résultats de l’histoire de l’industrie – indépendamment des nombreuses incertitudes auxquelles nous faisons face », ajoute-t-il.

Et ces risques sont nombreux, qu’ils soient de nature politique, économique ou sécuritaire, souligne le DG de l’IATA, selon qui « la maîtrise des coûts demeure une lutte de tous les instants » dans l’hyperconcurrentielle industrie du transport aérien.

Alexandre de Juniac tient aussi à souligner que les bénéfices prévus ces années-ci pour les compagnies aériennes sont exceptionnels pour l’industrie puisque c’est la première fois que celle-ci réalise des profits durant trois années consécutives. Par contre, ces « bénéfices record » seraient considérés comme un niveau normal de rendement dans la plupart des secteurs industriels.

Par ailleurs, M. de Juniac mentionne que les bénéfices ne sont pas répartis uniformément (les meilleurs résultats sont obtenus en Amérique du Nord). Qui plus est, les gouvernements ne facilitent pas toujours le travail de l’aviation, ajoute-t-il, en dénonçant le fardeau fiscal de l’industrie, les taxes sur les billets, les exigences de visa comme autant d’« embûches que les compagnies aériennes doivent affronter ».

UNE ENTREPRISE DE LIBERTÉ

Malgré tout, «
la connectivité continue d’établir de nouveaux records. Nous prévoyons transporter près de 4 milliards de voyageurs et 55,7 millions de tonnes de marchandises l’an prochain », souligne le DG de l’IATA.

« Le transport aérien est une entreprise de liberté. La circulation sûre et efficace des personnes et des biens est une force positive dans notre monde. Les succès de l’aviation améliorent la vie des gens en créant des possibilités économiques et en favorisant la compréhension mutuelle à l’échelle mondiale », conclut-il.

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