Un forum de discussion de professionnels de voyage dans Facebook a soulevé le sujet des moustiques à Cuba. C’est l’agente de voyages Isabelle Desmarais, conseillère voyage de Jaimonvoyage.com qui a ouvert le bal avec ce commentaire, photos à l’appui :

« 4 clients reviennent du SANCTUARY AT GRAND MEMORIES SANTA MARIA avec des piqures à la grandeur des jambes et bras (dormaient avec un t-shirt + sous vêtement) ; avez-vous eu des commentaires du genre? Ils n’ont même pas été à la plage après la première journée, car trop froid pour se baigner… donc, pas des puces de sable! »

Sur la page Facebook du Groupe des Professionnels du Voyage, plus d’une quarantaine de réponses ont fusé, spéculant sur les insectes à l’origine de ces piqûres : punaises de lit, puces de sable, brûlots, moustiques, mouches invisibles, sandflies (mouches de sable), jejenes (mot espagnol signifiant mouches, moucherons), etc. On spéculait aussi sur les raisons de leur présence apparemment plus marquée cet hiver. Mme Desmarais a elle-même évoqué les pluies diluviennes des ouragans de l’automne comme possible agent d’humidité et de prolifération des insectes…

BUREAU DE TOURISME DE CUBA

Interrogée à ce sujet, Carmen Casal, directrice du Bureau de tourisme de Cuba à Montréal, s’est informée auprès des instances gouvernementales et de voyagistes sur place à Cuba.

Reproduction autorisée des photos des clients d’Isabelle Desmarais.

« Je peux vous confirmer qu’il n’y a aucune épidémie en ce moment; rien d’anormal ni de différent par rapport aux années précédentes. »

– Même s’il y a eu des trombes de pluie cet automne?

– « Non, pas plus que la normale. On contrôle beaucoup la population des moustiques. À Cuba, nous sommes très préoccupés par la santé, alors tout est fait pour que les humains et tous les êtres vivants en général soient bien. Je sais que certaines personnes sont allergiques aux piqûres d’insectes et elles réagissent beaucoup plus que d’autres. Il faut donc penser à s’équiper en conséquence. »

Des voyagistes interrogés ont abondé dans le même sens que Mme Casal. « Nous n’avons pas reçu de rapports officiels des représentants à destination à cet effet et pas de plaintes clients », nous a indiqué Caroline Gagnon, de Caribe Sol. « C’est business as usual pour nous. Pas de cas frappant ou de plus que d’habitude selon les rapports des personnes qui travaillent sur place », a corroboré Guy Marchand, de Vacances Air Canada.

Par contre, chez Transat Tours Canada, on s’est dit au courant d’une présence anormalement élevée de moustiques à Cuba – « surtout dans les Cayos, depuis la mi/fin décembre », indique la porte-parole, Debbie Cabana. Selon elle, pour contrer le phénomène, les autorités locales poursuivent et accentuent la fumigation dans les complexes hôteliers.

« Sans vouloir trop m’avancer, peut-être pourrions-nous croire que cette situation est un effet post-ouragan? La destination ayant reçu beaucoup plus d’eau qu’à l’habitude, et comme il n’y a pas eu de fumigation avant la reprise des activités touristiques à la mi-novembre, c’est peut-être ce qui explique la situation », avance-t-elle.

QUELLES BIBITTES ?

Ce qui semble sûr, c’est que ni les punaises de lit ni les puces de sable ne sont à l’origine du problème soulevé par Isabelle Desmarais. Ouf!

En fait, tout laisse croire que les insectes impliqués, photos à l’appui, sont des moucherons aux ailes transparentes, de minuscules mouches de sable appelés jejenes en espagnol et sandflies en anglais, de la famille des brûlots du Québec.

Ces moucherons apparaissent surtout à la tombée du jour et c’est à ce moment qu’on doit bien se protéger. Même si on n’est pas allé à la plage le jour, ils peuvent piquer le soir sur le site de l’hôtel.

Malheureusement, on ne les sent pas quand ils mordent; on se rend compte de leur passage… et de leur festin le lendemain, en se grattant au réveil! Le Guide du routard en fait mention ici : http://www.routard.com/guide/cuba/20/sante_et_securite.htm.

Plusieurs agents de voyages ont prodigué des conseils sur Facebook. On recommande notamment d’apporter de bons insecticides (les plus forts, pour survivre dans les forêts canadiennes, nous a confié personnellement une de nos connaissances) et de la crème apaisante pour atténuer la démangeaison des piqûres, à base de cortisone. Un antihistaminique de type Benadryl est recommandé pour les personnes allergiques. Quelqu’un a mentionné aussi de s’enduire les mollets de pommade Vicks : ça semble efficace pour éloigner les moucherons!

Tourisme Plus n’a toutefois pas pu valider ces conseils.

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Commentaires

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2 COMMENTS

  1. Je suis allée deux semaines à Varadero en janvier. Les moustiques sont très vorace et le médecin a même dû me mettre aux antibiotiques
    Endroit de vacances à déconseiller.

  2. Je reviens de Caradero Club Kawama et ma femme et moi sommes pleins de ces picures qui démangent.

    Vraiment déplaisant.

    On a bien aimé notre séjour mais pas les picures.

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