Un petit tour à Charleroi

© Marc Dans

Ce n’est plus de BSCA que nous allons parler ici, mais de la nouvelle ville de Charleroi. Entre deux manifestations sur le site de l’ancienne aérogare, nous avons eu le temps de nous balader en ville.

Charleroi a bien changé ! Il reste évidemment encore pas mal à faire, notamment pour « l’étranger », quelques plaques routières lui indiquant le centre seraient les bienvenues, parce que les indications sur la Gare du Sud ou sur l’ Expo n’aident pas vraiment.

C’est une particularité de la ville d’être un conglomérat d’autres villes : en plein centre, on voit des plaques indiquant Dampremy, Châtelet, Courcelles, Gosselies ou Jumet… A Bruxelles, vous ne voyez nulle part une indication pour Uccle, pour Jette ou pour Etterbeek : vous êtes à Bruxelles.

Mais passons : il s’agit sans doute de fierté locale, et c’est très bien. Nous avions écrit, il y a quelques années, en réaction à un journal néerlandais qui avait désigné Charleroi comme la ville la plus laide du monde, une mise au point, à défaut d’une mise au poing.

Cette méchanceté gratuite nous avait touché, et nous avions répondu que si la ville offrait ces stigmates, ce n’était jamais que les cicatrices de l’histoire, des hommes au travail dans les conditions les plus pénibles, dans les mines et les aciéries qui avaient fait la prospérité de tout le pays.

Les cicatrices sont toujours présentes, mais elles ont bénéficié d’un vrai bain de jouvence. Il faut voir les quais de la Sambre, depuis la belle volée d’escaliers qui mènent à la gare de Charleroi-Sud : on y voit, au pied de la statue d’un mineur, œuvre de Constantin Meunier, la Sambre avec au loin le triangle noir d’un terril. Et ceci à 50m de ce nouvel espace appelé Rive Gauche (Photo de Une).

Rive Gauche n’a rien à envier à l’Esplanade de Louvain-la-Neuve : même grandes enseignes, décor intérieur très semblable, sur trois niveaux et des vastes parkings en sous-sol. Le Novotel y est bien intégré, il y a aussi un Ibis à l’une des sorties, et la patinoire d’hiver à l’autre bout.

Et puis cette ambiance, cette convivialité propre à Charleroi, que l’on retrouve aussi sur le Boulevard Tirou réaménagé, qui n’est plus autant dédié aux voitures, qui est bien plus vert aussi.

On voit bien ici ou là d’anciens tags qui ont été aussitôt effacés : c’est le début d’un changement en profondeur : tout le monde sait que la propreté et la sécurité sont indispensables à la convivialité, au vivre ensemble dans la cité. Nous avons maintenant de bonnes raisons d’aller à Charleroi.

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