Un passager clandestin survit à un vol à 6.000 m d’altitude dans le train d’atterrissage

Cette nouvelle positive a fait ressortir de ma mémoire une vieille histoire infiniment plus tragique qui avait marqué mes débuts dans le monde du tourisme. Au tout début de ma carrière professionnelle, je travaillais à Air France dans les services commerciaux de l’aéroport de Lyon.

Chaque semaine, tous les mercredis, nous avions l’habitude de rencontrer un visiteur récurrent : un jeune garçon qui venait voir décoller le vol UTA d’Abidjan ou travaillait son père qui lui manquait. Il l’expliquait à qui voulait l’entendre. Pour lui, c’était un trait d’union affectif compulsif.

Un peu plus tard, nous avons appris qu’un passager clandestin avait été éjecté en bout de piste lorsque l’avion avait rentré son train d’atterrissage.
Notre jeune visiteur était rentré clandestinement sur la piste et s’était introduit dans la cellule du train d’atterrissage. La suite fut funeste. Nous avions tous été choqués par cette triste nouvelle.

Alors, aujourd’hui, cinquante ans plus tard, je me réjouis qu’un jeune Kenya de 16 ans ait survécu à une histoire similaire.

Lui aussi s’était introduit clandestinement dans le train d’atterrissage d’un vol cargo Turkish Airlines qui reliait Londres Stansted à Maastricht.

Sa chance fut que la distance du vol était relativement courte (732 km) et que l’altitude de croisière n’a pas dépassé 6.000 mètres. Il a quand même affronté une température de – 25° c.

Il a eu chaud, si je puis me permettre ce jeu de mots.
On ne connaît pas encore ses motivations précises. Il est actuellement soigné dans un hôpital londonien. Mais, il est vivant et se rétablit.

François Teyssier

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