TUI et son idée fixe!

Le groupe allemand se concentre désormais sur l’aérien, la croisière et l’hôtellerie. TUI vient d’annoncer une nouvelle vente, mais ne lâche pas son idée majeure : constituer un pôle aérien de loisir.

TUI s’éloigne d’Hapag-Lloyd

Si Hapag Lloyd a été à l’origine de TUI, il est désormais un actionnaire minoritaire avec moins de 13% du capital. Hapag-Lloyd est le cinquième armateur mondial de transport maritime en conteneurs. TUI qui était actionnaire d’Hapag Lloyd vient de céder ses actions pour un total de 395 millions d’euros. Cette somme va lui permettre d’investir dans ses activités prioritaires.

TUI pourrait reprendre les discussions avec Etihad

TUI n’a pas abandonné son idée de monter une joint-venture avec Air Berlin mais en prenant un rôle plus important plus important que dans la version initiale. Bien qu’il y ait une abondance de sièges actuellement, l’intérêt de TUI vient d’ailleurs. En effet si Air Berlin ne survit pas, TUIfly devrait reprendre les 14 avions et les équipages que la compagnie aérienne loue à son partenaire Air Berlin – Etihad.

indexAir Berlin, l’autre mauvais investissement d’Etihad

Si Alitalia a été une catastrophe pour la compagnie d’Abou Dhabi, Air Berlin est un autre point noir. La compagnie a affiché sept pertes annuelles au cours des huit dernières années.

Air Berlin ne bénéficiera pas de garanties de l’état allemand. Lufthansa serait la voie préférée du gouvernement allemand. L’état reste sceptique sur le fait qu’Etihad puisse encore renflouer Air Berlin. Le risque serait la perte de 8600 emplois.

TUIFly reste encore une mince option

TUIfly fait aujourd’hui face à la concurrence non seulement des transporteurs à bas prix comme Easyjet, Ryanair et Norwegian mais également de compagnies aériennes de loisirs comme Sun Express, Germania et Small Planet. Stratégiquement, il n’est absolument pas nécessaire pour TUI d’avoir son propre transporteur en Allemagne.

six-tails-pic-resized-without-iberiaC’est ce qu’avait déclaré, en 2013, le PDG de TUI, Fritz Joussen. Néanmoins, le premier groupe touristique européen pourrait se satisfaire d’une opportunité si les conditions sont favorables.

Si TUIFly n’arrive pas à construire une JV avec Air Berlin, le groupe continuera à se concentrer sur l’hôtellerie et la croisière qui représentent la moitié des bénéfices du groupe.

 

 

 

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