TUI reçoit PAGTOUR

Le 12 Octobre, TUI tenait son TUI INSIGHT FAIR au Palais 10 du Heysel. C’était l’occasion pour Pagtour d’accepter l’invitation personnelle de Dirk Van Holsbeke à se parler en tête à tête, ce qui n’était plus arrivé depuis longtemps.

Soulignons d’abord l’accueil de Florence Bruyère,

la porte-parole francophone du groupe et aussi la responsable du service de traduction du néerlandais vers le français : si nous l’avons quelques fois « allumée » quant aux traductions parfois horribles, nous avons aussi appris que son boulot est gigantesque puisque pas moins de 6 personnes y travaillent à temps plein, sur des milliers de textes, aussi bien imprimés qu’en ligne.

Dirk Van Holsbeke nous a consacré 20 minutes

de son temps pourtant précieux. Nous ne vous diront pas tout ce qu’il nous a dit pour ne blesser personne, mais c’était bien intéressant. Ma première question sans langue de bois portait sur une communication qui semblait différente du côté néerlandophone que du côté francophone : pourquoi n’avoir pas parlé, lors du congrès de l’UPAV à Taormine, de ce fameux doublement du nombre d’agences propres ?

Tirer une phrase de son contexte

Dirk nous explique qu’il s’agit, comme souvent, d’un « tour » de journalistes : dans une interview de 2 heures donnée au Laatste Nieuws, une seule phrase portant sur ce nombre d’agences a été montée en épingle. Le rédacteur en chef a visiblement voulu surfer a contrario sur le scandale des licenciements chez ING, ce qui lui paraissait très porteur. Ce n’était pourtant qu’une seule phrase, mais ce mot de « doubler » a fait les choux gras de la presse flamande.

Qu’en est-il dans les faits ? L’information est-elle erronée ?

Pas du tout, nous explique Dirk : nous avons 63 agences en propres et une septantaine de franchisées. Ceci n’est pas clair pour le client, il ne comprend pas clairement s’il a affaire à une agence indépendante mais franchisée TUI, ou bien directement à TUI. Un certain nombre d’agences vont recevoir une proposition de rachat de la part de TUI, d’autres pourront rester ou devenir des franchisés avec les conditions de ventes que cela suppose et sous une identité TUI forte.

Mais ceci se fera plus en Flandre qu’en Wallonie, imagine-t-on ?

Pas du tout, nous dit le CEO. Il faut savoir que si TUI est dominant en Flandre, Neckerman l’est en Wallonie, donc la marge de progression est plus importante au sud du pays.

Mais pensez-vous que beaucoup d’agences wallonnes atteindront les 250.000 € exigés ?

Tout le monde sait que pour atteindre un seuil de rentabilité, une agence doit produire 750.000 € par employé. Or la plupart des agences travaillent avec 4 personnes au moins, ce qui veut dire plus de 2 millions de chiffre d’affaires. N’avons-nous pas le droit, nous TUI, opérateur touristique majeur, à espérer 1/8e de ce chiffre d’affaires ?

Voilà des arguments qui font sens, même si on ne les apprécie pas.

Un réchauffement des relations, mais un « droit » de dire ce que l’on pense

La suite de notre conversation porte plutôt sur les relations parfois houleuses entre Pagtour et TUI. Cette rencontre signe sans doute une ère nouvelle, où l’on peut chacun respecter le travail de l’autre. Dirk Van Holsbeke nous dit clairement qu’il a besoin de Pagtour comme vecteur d’information vers les agences francophones, ce qui nous fait très plaisir, évidemment.

Cependant, nous insistons sur le fait que Pagtour gardera son esprit critique quoi qu’il arrive. Nous dirons que c’est bien quand ce sera bien, nous diffuserons l’information nécessaire aux agences de voyages, mais quand nous ne serons pas contents, nous le dirons aussi, et nous relaierons les critiques de nos lecteurs si elles nous paraissent justifiées.

Question de respect

Nous nous sommes donc quittés en très bons termes, comprenant l’un et l’autre les spécificités de nos métiers, et c’est très bien comme ça. C’est une question de respect mutuel, nous dit Dirk Van Hoslbeke. Ajoutons qu’il a pris la comparaison récente entre lui-même et Donald Muyle avec beaucoup d’humour : il a compris qu’il n’y avait là aucune ironie, mais bien ce respect qu’il attend, que nous lui accorderons, et qu’il nous donnera aussi. Mais nous resterons Pagtour : Poil A Gratter… !

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