Trois jours et deux nuits à l’abbaye d’Orval

La Gaume, vous conviendrez, est une région unique en Belgique, une terre d’artistes. Là-bas, dans ce coin reculé du plat pays, où il parait que les cigales commencent à chanter, on a tendance à croire que la vie s’arrête, que la sagesse nous gagne.

Un beau matin de décembre, nous débarquons à Orval. De suite, on nous attribue notre cellule. Il est temps de filer à la prière de midi. Quelques chants, et nous voilà en attente du premier repas.

Celui-ci se passe en silence. Nous recevons une bière. Nous sommes une vingtaine de retraitants ce jour-là. Nous mettons à profit pour visiter les ruines, la fontaine Mathilde et ensuite, nous nous rendons au dehors pour déguster une trappiste. À 17h30, nous assistons aux Vêpres, durant une petite heure.

DSC03657Ensuite, nous prenons le repas du soir avant d’assister aux Complies à 20h. Il est 21h, quand nous éteignons la lumière dans notre cellule.

Une journée bien remplie

Il est 4h15 dans l’enceinte de l’abbaye. Le silence est roi. On y vit selon la règle de Saint-Benoît.

Les moines ont déjà quitté leur chambre pour le premier rendez-vous de prières, à 4 heures. En fait, sur les onze moines, ils sont deux à prier. Ils sont six à 5h pour les Vigiles. Ils seront onze à 7h30 pour les Laudes.

Les moines chantent et évoquent Saint-Ambroise pour les guérissons

Pour occuper notre matinée, nous passons la frontière pour aller visiter l’église Notre-Dame d’Avioth, qui était autrefois un « sanctuaire à répit » très fréquenté. Notre-Dame d’Avioth est une des rares Vierges noires du Nord-Est de la France.

DSC03646Dans le sanctuaire, aussi bien que dans l’ancien cimetière, qui entourait autrefois l’église, se remarquent plusieurs épitaphes, pierres tombales, cénotaphes et même un tombeau avec son gisant.

Ensuite, nous filons prendre un café à Montmédy.

Dans les traits de Jean-Claude Servais

Durant l’après-midi, destination Florenville. Là, la responsable de l’office du tourisme a du temps à nous consacrer. Un détour par la librairie qui propose tous les ouvrages de Jean-Claude Servais est alors élémentaire.

promenade jc servaisEnsuite, nous nous embarquons pour une balade d’une petite dizaine de kilomètres, qui va de Florenville à Jamoigne.

Nous sillonnons la campagne et au travers des dessins de Servais nous découvrons les oiseaux qui nichent dans cette région.

Outre les oiseaux, on peut voir quelques personnages emblématiques de l’œuvre de Servais, comme une statue de Tendre Violette.

On marche alors au milieu des nombreux paysages, points de vue, monuments ou bâtisses servant de décor aux histoires du dessinateur.

DSC_0036On entend le silence

Le retour à l’abbaye se fait normalement. La vie est toujours rythmée de la même façon : Vêpres, Complies, et coucher.

À 3h45, un léger crachin tombe dans l’enceinte, mais il est possible d’entendre le silence. À l’intérieur, les deux moines prieurs font leur office.

Enfin, lors de notre dernier repas de midi, nous croisons les nouveaux retraitants.

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