Trois jours à Hong Kong (3e et dernière partie)

Troisième jour, dimanche, le jour le plus long. Nous l’avons consacré à l’île de Lindau, ou Lindao, celle où se trouve accolé l’aéroport international, celle aussi qui abrite le Disney Park local ; mais ce n’est pas lui qui nous attirait. C’était plutôt le Bouddha Géant.

Pour y accéder, il faut effectuer un parcours en télécabine long de 5,6 km. Pour un petit supplément, choisissez une cabine à fond de verre, c’est assez spectaculaire. Détail frappant : chaque cabine est nettoyée à l’arrivée en 10 secondes, et vous est livrée toute propre !

De la folie virtuelle à la sérénité de la Voie du Milieu

Arrivé à destination, il vous faudra d’abord passer par un « village » construit pour les distractions des touristes. Nous avons par exemple expérimenté quelques exercices en vision virtuelle, très impressionnants.

Nous avons été voir un petit film retraçant le parcours du Bouddha, ensuite on entre dans la partie plus « sacrée » de la visite, dans l’enceinte d’un vaste parc qui abrite un beau temple bouddhiste.

Sur votre droite, tout en haut des quelques 250 marches de la colline, l’harmonieux bouddha de bronze semble accorder toute sa compassion aux très nombreux pèlerins.

Immanquable Fishermen’s Village

Choisissez ensuite de descendre jusqu’à Tai O, en bus (payable aussi avec votre carte Octopus), pour y flâner dans le village des pêcheurs, ou Fishermen’s Village. C’était un jour de régates internationales, donc il y avait vraiment du monde. Prenez alors n’importe quel petit bateau qui vous propose l’excursion en mer vers les « Dauphins blancs ».

Pour 35 HKD par personne, vous serez d’abord conduits dans une cité lacustre où vivent les pêcheurs, avant d’aller en mer à la rencontre des dauphins. Manque de chance, un très gros nuage noir de tempête est arrivé, nous forçant à faire demi-tour sous les deux ou trois gouttes de pluie que nous avons eues durant ces 3 jours : juillet et août sont pourtant « la saison des pluies »…, mais pour nous ce fut plein soleil.

LE repas du siècle

Ensuite il vous faudra parcourir les rues très animées du village, avec des étals aux produits de la mer d’une fraîcheur incomparable. N’hésitez pas à entrer dans l’un des ces « restaurants », plutôt des tavernes typiquement chinoises.

Nous y avons dégusté des calmars frits, un énorme plat de crabe aux oignons et au gingembre, un autre de noix de Saint-Jacques à l’ail, un autre encore de nouilles chinoises aux crevettes.

Deux énormes bouteilles de bière pour accompagner le tout, et une addition toujours aux environs de 30€ par personne. Sans doute le repas le plus mémorable de notre séjour, celui dont on parlera encore dans longtemps.

L’expérience des marchés nocturnes

Retour à Kowloon, parce qu’il nous reste une grande expérience à faire avant de reprendre l’avion lundi matin : celle des marchés de Kowloon. On ne peut hélas pas tout faire, et nous n’aurons pas vu l’un des marchés aux fleurs. Nous avons choisi le « Ladies market », en fait un quartier tout en longueur, où se presse une foule comme vous n’en verrez sans doute nulle part ailleurs, même pas aux Galeries Lafayette juste avant Noël.

Le centre de la large rue est occupé par des chanteurs locaux, qui attirent leur public avec des chansons aux tonalités un peu mièvres comme on en écoutait chez nous dans les années 60. Parfois, un vieux monsieur faisait sans complexe une démonstration de danse chinoise, parfois des jeunes apportaient la touche hip-hop occidentale. Mais le monde… !! Presque insupportable.

Un formidable « musée » du kitch

Direction un autre marché, et celui-là nous ne l’avons pas regretté : le Temple Market, dans la Temple Street. Ici c’est vraiment un marché, avec ses échoppes en toiles, et la gamme infinie des produits « made in China ».

Ici, pouvez marchander, ici vous réaliserez aussi que les Chinois ont un vrai sens de l’humour, qu’ils aiment rire et partager avec les Occidentaux. Vous en reviendrez avec de quoi remplir un musée du kitch : une boule à neige, un mini-électrophone style « La Voix de son Maître » qui fonctionne avec une clé USB, un piano en tapis qui se déroule, une fausse Rolex ou toute autre marque de votre choix sélectionnée sur catalogue, des écouteurs, une tour Eifel : tout, absolument tout est vendable ici, et si le marchand avec lequel vous sympathisez n’a pas l’article que vous cherchez, il ira vous le trouver chez un confrère.

C’est un monde à part, tel que nous ne connaissons pas ici, c’est la Chine dont nous avons entendu parler, celle qui un jour va tout bouffer sur son passage : un pays, une fourmilière au travail, organisé, sans GDPR évidemment. Ne croyez pas pourtant que nous avons une admiration sans borne : nous sommes fan, le temps d’un long week-end, avec des souvenirs plein la tête et des centaines de photos.

Le vol du retour part à 11h40 locales, c’est un vol de jour qui vous fait arriver à Charleroi à 18h, idéal pour terminer la soirée, vous mettre au lit, et vous lever le lendemain en ayant oublié le décalage horaire. Alors oui, trois jours à Hong Kong, c’est peu, mais c’est jouable.

A lire ou relire :

Trois jours à Hong Kong (1e partie)

Trois jours à Hong Kong (2e partie)

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