Trafic aérien : la croissance menacée par l’interdiction des ordinateurs portables

« La demande dans le secteur des voyages aériens demeure très forte. Néanmoins, des signes laissent entrevoir que les passagers évitent les routes sur lesquelles les appareils électroniques sont interdits », déclare Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA, en présentant le trafic de passagers en avril.

MERCI À LA BAISSE DES TARIFS!

En avril 2017, la demande a augmenté de 10,7 % par rapport à avril 2016, ce qui représente le rythme de croissance le plus rapide en six ans. Ces forts résultats sont attribuables à la reprise de l’activité économique mondiale, selon l’IATA.

Toujours selon l’Association, l’intensification du trafic de passager s’explique aussi par la baisse des tarifs. Après rajustement pour tenir compte de l’inflation, le prix des billets d’avion au premier trimestre était inférieur d’environ 10 % au prix consenti un an auparavant. L’IATA estime que la chute des tarifs aériens est responsable d’environ la moitié de la croissance de la demande en avril.

VITE DES SOLUTIONS DE RECHANGE!

IATA-1Toutefois, une menace plane pour la suite des choses : l’interdiction des ordinateurs portables, annoncée le 21 mars pour plusieurs destinations du Moyen-Orient.

Cette interdiction semble déjà avoir nui au trafic de passagers entre le Moyen-Orient et l’Amérique du Nord.

Ainsi, contrairement à toutes les autres régions du monde, le taux de croissance des compagnies aériennes du Moyen-Orient en avril était inférieur à la moyenne sur cinq ans. Les données de l’IATA laissent croire que le trafic passagers des compagnies aériennes du Moyen-Orient sur les vols à destination des États-Unis a diminué de 2,8 %. C’était le premier déclin annuel enregistré dans ce marché depuis les sept dernières années.

JuniacL’IATA est d’autant plus préoccupée qu’elle sait que le département de la Sécurité intérieure des États-Unis envisage d’étendre cette interdiction. « Il devient essentiel de trouver des solutions de rechange pour assurer la sécurité des vols. Si l’interdiction était étendue aux vols entre l’Europe et les États-Unis, par exemple, nous croyons que l’impact sur productivité s’élèverait à 1,4 G$ », affirme Alexandre de Juniac.

« Et un sondage commandé par l’IATA auprès des voyageurs d’affaires indique que 15 % d’entre eux chercheraient à réduire leurs voyages en cas d’interdiction », ajoute-t-il.

CANCUN

IATA-3Cette question figurera certainement au menu des discussions de la 73e Assemblée générale annuelle de l’IATA et du Sommet mondial du transport aérien qui prendront place, du 4 au 6 juin, à Cancun.

Il s’agira, notons-le, d’un premier retour de l’AGA de l’IATA au Mexique depuis sa tenue à Mexico, en 1994.

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