Tous les passagers
sont rentrés à bon port

Plus d’un mois après l’arrêt général des croisières à travers le monde en raison de la pandémie, les derniers paquebots embarquant encore des passagers sont aujourd’hui tous rentrés à bon port.

Il s’agissait pour l’essentiel de navires qui effectuaient des tours du monde et se trouvaient dans la zone Asie/Océanie lorsque la crise du Covid-19 a éclaté.

Dans l’impossibilité de rapatrier les clients en raison de la fermeture des ports et frontières, ainsi que de la réduction drastique des liaisons aériennes internationales, les compagnies n’ont eu d’autre choix que de ramener les paquebots et leurs occupants vers l’Europe, où ils sont arrivés au terme d’un long transit sans pouvoir descendre, les seules escales autorisées étant consacrées à l’avitaillement en vivres et combustible. Heureusement, ces bateaux ont tous été épargnés par le Covid-19.

Le tout dernier à rentrer fut le Costa Deliziosa, avec 1814 passagers (dont 421 Français) et 898 membres d’équipage à bord, arrivé à Gênes dans la soirée du 21 avril, les opérations de débarquement débutant le lendemain.

Des dizaines de navires encore en attente

C’est un problème collatéral auquel on ne pense pas toujours spontanément : celui du rapatriement des équipages. Des milliers de membres des personnels ont déjà pu rentrer chez eux grâce, notamment, à des vols affrétés par les armateurs. Mais on estimait début avril à plus de 90.000 le nombre de membres d’équipages bloqués sur des paquebots, et des dizaines de navires étaient ainsi toujours en attente en mer ou au mouillage

Car faute de pouvoir rapatrier tous leurs personnels par voie aérienne, les compagnies de croisière utilisent une partie de leur flotte pour ramener des milliers de membres d’équipage à la maison.

C’est en particulier le cas des Philippins, qui constituent une part importante des personnels hôteliers des paquebots. Sept paquebots étaient au mouillage devant la capitale des Philippines, qui vont maintenant devoir respecter une période de quatorzaine et des contrôles sanitaires stricts avant de pouvoir débarquer leurs occupants.

D’autres paquebots encore sont en route vers les Philippines dont, en provenance d’Australie, les Voyager of the Seas, Sun Princess et apparemment aussi le Ruby Princess, qui a appareillé le 24 avril de Port Kembla et suscite des craintes car ce navire a été touché par le coronavirus avec, à l’issue de sa dernière croisière fin mars, un bilan de 600 malades.

Aux USA aussi

Ce système de rapatriement par voie maritime est aussi organisé dans d’autres régions. Ainsi, entre les Etats-Unis, les Bahamas et les Caraïbes, les compagnies sont en train d’organiser des opérations analogues.

Il s’agit, faute d’alternatives aériennes suffisantes, de faire rentrer des personnels vers l’Europe, mais aussi l’Asie (Philippines et Indonésie notamment) avec un long voyage en perspective. Une épreuve supplémentaire pour les personnels, qui outre l’éloignement de leur foyer depuis parfois des mois, ont pour beaucoup vu leurs revenus baisser sensiblement.

[Avec Mer et Marine]

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