Pour Ryanair, le coronavirus c’est bon pour les affaires !

Ryanair vient d’annoncer dans un communiqué officiel qu’elle allait placer 400 M€ en actions, non pas pour assurer sa survie, mais pour saisir l’opportunité de la faiblesse de ses rivaux et se développer par de la croissance externe.

La low cost irlandaise a ainsi annoncé dès la clôture des bourses jeudi dernier qu’elle prévoyait de vendre 400 millions d’euros en actions pour renforcer son bilan en pleine crise du Covid-19 et tenter de « profiter d’opportunités de croissance significatives ».

« Le groupe Ryanair« , explique le communiqué, « estime que l’environnement économique actuel est susceptible d’impacter à long terme l’ensemble du secteur aérien et amener des opportunités pour Ryanair de développer son réseau et d’étendre sa flotte, à moindre coûts».

Alors que la plupart de ses concurrents cherchent de l’argent pour survivre, Ryanair a l’intention d’acheter de nouveaux avions à des prix avantageux.

Les experts financiers sont d’accord

De grandes banques telles que JP Morgan ou Citi estiment que Ryanair va tirer son épingle du jeu malgré la pandémie de coronavirus actuelle, et prédisent que le reste des grandes compagnies aériennes vont devoir baisser encore plus leurs prix, citant notamment IAG (Iberia, British Airways, Vueling et Aer Lingus), Air France-KLM, Norwegian, Lufthansa, American, Delta ou United.

Ryanair bénéficie du soutien de 82,6 % des experts qui recommandent d’acheter ses actions, contre 8,8 % d’entre eux qui vendraient et 8,7 % qui conserveraient leurs titres.

« Au-delà de l’année prochaine, nous prévoyons qu’il y aura des opportunités de croissance significatives pour le modèle low-cost de Ryanair, car les concurrents réduisent leurs effectifs, arrêtent des lignes et manquent cruellement de liquidités« , a précisé Michael O’Leary, le président.

Le nombre de passagers de Ryanair pour le mois d’août a été réduit de 53 % par rapport au même mois de l’année dernière, un chiffre négatif pour le low cost, mais très positif par rapport à ses concurrents.

Au 30 juin, il disposait de 3.900 M€ en numéraire et de 333 Boeing 737 évalués à environ 7.000 M€.

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