Touring et la FIA lancent une campagne contre les distractions au volant

À l’occasion de la semaine de la mobilité, l’organisation de mobilité Touring, demande qu’une plus grande attention soit accordée aux distractions au volant. « Il ne s’agit pas seulement de l’utilisation d’un smartphone, mais aussi d’autres formes de distractions comme danser sur de la musique, embrasser quelqu’un au volant, mettre du rouge à lèvres, rire avec les enfants qui sont à l’arrière de la voiture, attraper un objet ou écouter de la musique à pleins tubes. Certains parviennent même à prendre des selfies en conduisant. Boire et manger sont également néfastes pour la vigilance du conducteur. «  Les recherches montrent que les conducteurs sont distraits pendant 25 à 30 % du temps qu’ils passent au volant. On suppose donc que les distractions jouent un rôle dans 5 à 25 % des accidents*.

 La campagne est organisée par la FIA, la Fédération Internationale de l’Automobile, représentée dans notre pays par Touring, et se déroule dans tous les États-membres européens. « Sous le slogan « Ça ne prend que 2 secondes« , des films, diffusés sur les sites web et les médias sociaux, alerteront les automobilistes sur les dangers de la distraction au volant. On y entend  des slogans tels que « Prendre un selfie peut tuer » et « Embrasser votre partenaire peut tuer » ».

« La distraction au volant est difficile à déterminer par le législateur. La loi stipule clairement qu’il est interdit de téléphoner en conduisant, mais pour le reste, elle indique seulement que le conducteur doit toujours être capable de gérer son véhicule et ne doit pas mettre en danger ou gêner les autres usagers de la route ». C’est pourquoi, d’après Touring, il est important de mener des campagnes sur le sujet.

« On suppose généralement, et les recherches le montrent, que conduire en se servant de son smartphone, écrire ou lire un message, augmentent considérablement le temps de réaction. Les conducteurs ne roulent plus toujours très droit, et cela provoque des retards. Tout cela n’est pas seulement dangereux, cela gêne carrément les autres usagers de la route. Ecouter de la musique à pleins tubes a également un effet négatif sur le comportement au volant, de même que parler aux passagers. Ne pas utiliser la fonction mains libres du téléphone provoque même des « embouteillages-smartphones », les automobilistes démarrant trop tard lorsque le feu passe au vert. Une étude de la Fondation Flamande de la Circulation montre que 48% des conducteurs lisent parfois un SMS ou un e-mail en conduisant. Le risque d’accident est 23 fois plus élevé en utilisant un smartphone au volant*. En 2018, 98 638 amendes ont été infligées à des personnes qui ont été prises sur le fait. Ce n’est pas suffisant pour Touring et c’est 10% de moins que les années précédentes** ».

« Nous devons donc continuer à sensibiliser les usagers de la route. » Touring et la FIA veulent les mettre face à leurs responsabilités et souhaitent les avertir des dangers d’un tel comportement. Cela peut également être fait pendant la formation de conduite. Touring plaide également en faveur de systèmes qui bloquent certaines fonctions et applications des smartphones dès qu’on entre dans la voiture.

Par ailleurs, les constructeurs automobiles investissent massivement dans des systèmes qui avertissent le conducteur ou prennent en charge une fonction, telle que les freins d’urgence par exemple. Touring demande à l’usager de la route d’analyser et d’adapter son propre comportement. « Et aux autorités et services de police de rechercher les contrevenants de manière ciblée. Il faut infliger au moins 200.000 amendes par an ». En augmentant les contrôles et les risques de se faire prendre, on peut créer un effet dissuasif. C’est d’une importance capitale dans la lutte contre le nombre élevé de victimes de la route, conclut Touring.

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