Thalassa survivra-t-elle au départ de son créateur ?

Ainsi donc, Georges Pernoud, à l’âge de 70 ans, a décidé de quitter le navire : il ne présentera plus Thalassa !

Thalassa !

Un mot qui claque comme un pavillon au vent. Mer, en français, est un mot bref, en homophonie avec mère, qui évoque son côté nourricier. Le mot grec en trois syllabes évoque plutôt la houle.

Ou, pour ceux qui ont fait du grec dans leurs études, le mot rappelle (en écriture romaine) la formule répétée cent fois par Xénophon : « Kai kata guèn, kai kata thalassan… ». L’Anabase racontant la « retraite des dix-mille » fut peut-être le premier grand récit de voyage au monde.

Photo ©Hervé Ducruet
Photo ©Hervé Ducruet

Créateur de passion

Depuis 1980, Thalassa a si joliment meublé nos soirées du vendredi de tant de rêves de voyages. Bien sûr, il y a d’autres émissions qui nous emmènent au loin, qui nous font découvrir la planète.

Mais quelle idée géniale c’était que cette découverte du côté mer ! Il ne fallait pas nécessairement aller très loin pour être passionnément rivés à nos écrans.

Georges Pernoud, avec son petit sourire en coin, ses paroles prononcées d’un ton égal, sans jamais élever la voix, nous faisait vivre et découvrir à distance les trois grands moteurs du tourisme : les séjours balnéaires, les espaces infinis des océans, de leurs îles et de leurs ports, et n’oublions pas : l’événementiel !

C’est par lui que nous avons vraiment adoré le tourisme. Voir les grands gréements réunis à Cherbourg et qui remontaient la Seine ; vivre avec les marins-pêcheurs du monde entier ; visiter les chantiers navals… Toutes ces petites ou grandes aventures de la mer ont créé notre passion pour nos métiers.

thalssa_0Il nous reste à espérer…

que le départ de Georges ne signifie pas la fin de Thalassa ; mais nos craintes sont grandes : ce serait l’occasion pour France 3 de changer sa grille de programme.

Il nous reste aussi à dire merci à cet homme tellement sympathique que nous avons rencontré un jour par hasard : il vivait (est-ce toujours le cas ?) sur une péniche amarrée à la Concorde, se laissant bercer à chaque passage d’un bateau-mouche, pour rêver à la mer qu’il a tant aimée et qu’il nous a fait aimer.

 

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