Tensions extrêmes entre la Chine et les États-Unis… même dans le secteur aérien !

L’Amérique de Donald Trump aura tout essayé pour affaiblir les intérêts de la Chine. Entre les taxes douanières alourdies, les bâtons dans les roues de Huawei, les accusations sur le coronavirus, les menaces sur Hong Kong et Taïwan … Un nouvel épisode arrive avec une possible interdiction des compagnies aériennes chinoises vers les États-Unis.

L’administration Trump suspend les vols des compagnies chinoises

Washington va interdire temporairement des vols de compagnies aériennes chinoises de et vers les États-Unis. La raison invoquée est que Pékin n’a toujours pas autorisé les transporteurs américains à reprendre l’activité en Chine malgré le déconfinement.

Cette interdiction prendra effet le 16 juin mais il n’est pas exclu que la mise en œuvre de cette mesure intervienne avant cette date si le président Donald Trump le décidait, a annoncé mercredi le ministère des Transports américains.

La Chine autorise les compagnies aériennes étrangères à assurer un vol par semaine

La décision chinoise intervient au lendemain de l’annonce de l’administration américaine. La Chine avait réduit ses liaisons aériennes avec le reste du monde en raison de la pandémie. Désormais, Pekin, a annoncé que toutes les compagnies aériennes pourront reprendre leurs liaisons à compter du 8 Juin mais avec un nombre limité de vols (un par semaine).

Les compagnies aériennes américaines sont donc autorisées à desservir la Chine. Tous les passagers devront toutefois être testés à leur arrivée sur le sol chinois, a précisé la CAAC (autorité aérienne chinoise). Les compagnies pourront obtenir un second vol hebdomadaire si aucun des passagers n’est testé positif au Covid-19 pendant trois semaines sur une même liaison.

Durant la pandémie, les compagnies aériennes chinoises n’ont jamais cessé de voler vers les États-Unis et ailleurs

Les compagnies aériennes chinoises n’ont jamais complètement stoppé leurs liaisons entre les États-Unis et la Chine; à la mi-février, les compagnies aériennes chinoises exploitaient 20 fréquences hebdomadaires combinées aux États-Unis, tandis qu’à la mi-mars, les compagnies aériennes chinoises exploitaient 34 fréquences hebdomadaires combinées aux États-Unis.

Par contre, les compagnies aériennes américaines avaient interrompu tous les vols vers la Chine continentale au début de février 2020, à la lumière des restrictions de voyage et de la pandémie.

La Chine s’apprête à accroître son contrôle sur Hong Kong

Le pays devrait adopter de nouvelles lois sur la sécurité nationale, à Hong Kong, qui porteraient effectivement atteinte aux libertés des hongkongais. La ville fait partie de la Chine, mais fonctionne selon une constitution et un système judiciaire distincts.

En vertu des nouvelles lois, la Chine serait autorisée à créer de nouvelles agences de sécurité nationale, ainsi qu’une présence officielle des services secrets, à Hong Kong.

Désormais, la Chine continentale se fiche des critiques internationales

Dans plusieurs communiqués, la Chine a évoqué ce qui s’est passé aux Etats-Unis ces derniers jours avec la mort de George Floyd et les manifestations ainsi que les violences policières. Cela lui permet de mettre en œuvre son programme sans craindre les critiques internationales.

Non seulement, elle veut faire taire ses protestations qui durent depuis des mois à Hong Kong ; mais elle voudrait : « empêcher, arrêter et punir les forces étrangères utilisant Hong Kong pour mener des comportements séparatistes, de subversion, d’infiltration, dommageables au pays ». La Chine a imputé à maintes reprises l’ingérence étrangère dans les manifestations à Hong Kong.

La Chine a également répondu sèchement au Royaume-Uni qui proposait des passeports aux hongkongais

Le grand allié américain, Boris Johnson, a promis récemment de mettre en œuvre « l’un des plus grands changements dans notre système de visas dans l’histoire britannique » si la loi était promulguée.

Il permettrait à 3 millions de Hongkongais d’obtenir le passeport britannique et à leurs personnes à charge de travailler ou d’étudier en Grande-Bretagne pendant de longues périodes de 12 mois, ouvrant ainsi la voie à la citoyenneté.

Pékin a répondu : « Nous exhortons la partie britannique à se retirer avant qu’il ne soit trop tard, à abandonner sa mentalité de guerre froide et colonialiste, et à comprendre et respecter le fait que Hong Kong fait partie de la Chine en tant que région administrative spéciale ».

Les américains ne cessent d’intervenir y compris en mer de Chine

Au-delà des différents commerciaux qui nuisent d’ailleurs au commerce mondial, aux propos xénophobes de Trump ou aux menaces sur Hong Kong et Taïwan ; l’armée américaine positionne plus de navires dans la mer de Chine méridionale près des îles Paracel.

L’augmentation du rythme opérationnel survient au milieu des tensions accrues entre les deux géants. Washington a indiqué : « En menant cette opération, les États-Unis ont démontré que ces eaux dépassent ce que la Chine peut légalement revendiquer comme son territoire marin ». Cette situation, extrêmement dangereuse, accentue une nouvelle guerre froide.

On pourrait se demander, si l’intérêt des Etats-Unis, serait peut-être de ne pas perdre leur statut de première puissance mondiale. Mais l’ont-ils encore ?

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