Swiss « a voulu aller trop vite à Genève »

L’avenir de Swiss a Genève a fait couler beaucoup d’encre dans la presse dominicale alémanique et romande d’il y a une semaine. « Le Matin Dimanche » comme la « SonntagsZeitung » ont articulé une perte annuelle de l’ordre de 27,4 M€. Pour renouer avec les chiffres noirs, le projet « Geneva Reloaded » a été lancé à l’interne. Mais l’on a aussi pu lire que Lufthansa Group envisagerait de confier les opérations genevoises de Swiss à la filiale à bas coûts Eurowings.

Dans « Le Temps » de samedi, Lorenzo Stoll, Head of Western Switzerland revient sur le dossier: « La situation n’est pas grave, mais elle mérite d’être considérée. Si l’on inclut le segment long-courrier, la performance de notre base genevoise est plus que décente. Mais nous n’avons pas atteint l’objectif d’amortir isolément nos vols court-courriers. Le défi était d’y parvenir avant l’an prochain (…) ».

Plus loin, Lorenzo Stoll estime que « l’approche du marché, caractérisé par une omniprésence d’Easyjet, n’a pas été tout à fait inadéquate. Mais aujourd’hui, nous sommes en train de redéfinir notre approche commerciale. Swiss n’est pas une marque à bas coûts. Pas plus qu’une compagnie de luxe, d’ailleurs. Comme le prévoit le plan « Geneva Reloaded », nous allons davantage valoriser nos attous intrinsèques.»

Quant à la piste Eurowings, Lorenzo Stoll est clair: « Eurowings procède actuellement à une étude de faisabilité, dont on ne connaît encore aucun détail.» Face au réseau actuel de Swiss à Genève, le directeur pour la Suisse romande estime que le projet Calvin était trop ambitieux: «Il ne faut pas s’en cacher, nous avons voulu aller trop vite. Nous avons clairement sous-estimé les difficultés de l’exercice consistant à confronter la marque Swiss au réflexe Easyjet. Nous avons étendu de manière disproportionnée notre réseau. »

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