SriLankan Airlines, rongée par la corruption, réduit la voilure

La compagnie avait annoncé il y a quelques mois la suppression de ses escales européennes. Londres est encore maintenue mais on ne sait pour combien de temps. Le gouvernement se donne six mois pour décider du sort de la compagnie nationale.

La suppression d’escales n’est pas terminée

L’annonce de la suppression des vols au départ de Rome, Paris et Francfort aura été une mauvaise surprise pour les professionnels du tourisme en Europe et au Sri Lanka. Mais la situation financière de la compagnie nationale est catastrophique. Le gouvernement se donne six mois pour trouver des solutions.

Un accord saboté avec Emirates par l’ancien gouvernement

En 2008, l’ancien président, Mahinda Rajapaksa, avait abrogé la convention de gestion de SriLankan Airlines avec Emirates pour une raison invraisemblable. A cette époque, Peter Hill, Country Manager d’Emirates à Colombo, avait refusé une demande pour accueillir un entourage présidentiel sur un vol de Londres à Colombo.

Le patron d’Emirates à Colombo avait dû refuser car le vol était complet avec des passagers payants. Il faut dire qu’à l’époque, grâce à la bonne gestion de la compagnie de Dubaï, la compagnie sri-lankaise dégageait des bénéfices.

Cette folie présidentielle a conduit la compagnie au désastre financier

Cette décision s’est révélée être un désastre financier pour le transporteur national. Des dirigeants sri-lankais non qualifiés ont été nommés pour gérer la compagnie aérienne. Les pertes financières ont été quasi immédiates.

De nombreux emplois de complaisance ont été attribués sur la demande de l’ancien gouvernement. En 2008, il y avait 5,130 employés chez SriLankan. En 2015, le nombre était monté à 6987. Ce ratio est considéré comme largement supérieur à la moyenne mondiale.

La commande de nouveaux appareils a été une bombe à retardement

L’achat de six A330-300 et quatre A350, a non seulement, alourdit la dette de SriLankan Airlines, mais ces avions ne correspondaient pas aux besoins de la compagnie aérienne. Ces achats ont permis de remplir les poches de plusieurs initiés.

Aujourd’hui la compagnie sri-lankaise tente de vendre ou louer ces appareils

Même si la compagnie SriLankan Airlines va pouvoir renégocier ses achats et va trouver à louer certains des appareils, malgré tout cela va coûter des millions de dollars au gouvernement. Il semblerait que cette flotte d’avions Airbus avait été acquise à 30% au-dessus du prix du marché.

Malheureusement et à notre connaissance, la commission d’enquête sur la corruption n’aura fait aucune victime. La compagnie sri-lankaise tente de négocier avec Iran Air et Turkish, la location éventuelle de trois A350-900 s. Elle aurait finalisé par ailleurs la location d’A321neo avec AerCap, et la société américaine Air Lease Corporation.

Le gouvernement se donne six mois …

Le gouvernement sri-lankais se donnerait 6 mois (peut-être davantage), pour trouver une solution afin de redresser la compagnie aérienne. Un accord avec une autre compagnie aérienne est également dans les possibilités.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Print Friendly, PDF & Email

Commentaires

commentaires

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY