SNCF : un coût exorbitant pour les grèves de décembre

La grève interprofessionnelle liée à la réforme du régime des retraites débutée le 5 décembre a fortement pesé sur l’activité et les résultats de l’exercice 2019 du Groupe SNCF. Ce conflit social a représenté à fin 2019, avec 27 jours de grève, une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de -690 M€.

En termes de perte d’exploitation, cela représente -614 M€ (en marge opérationnelle) à fin 2019 en tenant compte à la fois du coût direct de la grève et des mesures exceptionnelles prises par SNCF afin d’en limiter les conséquences pour ses clients : plans de transport adaptés quotidiennement, efficacité de l’appli SNCF, assistance en gare, bus de substitution, offres alternatives et partenariats, nombreuses offres commerciales et mesures de remboursements, etc.

À fin 2019, le chiffre d’affaires du Groupe SNCF s’établit à 35,1 Mds€ avec une croissance de +5,1 %.

À noter que sur le 2nd semestre 2019, malgré la forte perte de chiffre d’affaires liée à la grève de décembre, le Groupe parvient à maintenir un niveau d’activité comparable au 2nd semestre 2018.

Afin de conduire sa mission de modernisation des infrastructures ferroviaires, SNCF accélère les investissements sur l’année 2019. Ils atteignent un niveau historique de près de 10 Mds€ dont 5,2 Mds€ financés en propre, pour les infrastructures ferroviaires et les matériels roulants.

95 % des investissements sont réalisés en France pour les activités ferroviaires au bénéfice des clients et des territoires.

Le Groupe SNCF, parmi les premiers employeurs français, continue également à recruter avec 12 600 nouveaux collaborateurs en France en 2019, dont un tiers au sein des activités ferroviaires.

Le résultat net récurrent est négatif de -301 M€. Hors l’effet de la grève de décembre 2019, le résultat net récurrent du Groupe serait positif de +313 M€.

Le résultat net part du Groupe s’établit à -801 M€, lourdement dégradé par la perte d’exploitation liée à la grève de décembre (-614 M€) et à des éléments comptables non récurrents et non cash pour -500 M€ (dont dépréciation des Impôts Différés Actifs).

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