Sensations : On vend une qualité et pas un prix !

Ce 25 octobre, nous avons rencontré Paul Lorsignol, le sales & marketing manager de Sensations, ce TO bien connu des professionnels dont le siège est basé à Gosselies. Une équipe d’experts mettent leur savoir-faire au bénéfice de clients exigeants.

Tout commence en 2004

Sensations voit le jour en 2004. Serge, Paul et Laurent travaillaient alors chez Explotra. Un TO racheté depuis par Liberty TV.

Dans leurs valises, ils embarquent une certitude : celle d’intégrer une notion hautement qualitative dans leur nouvelle structure.

« Nous avons de suite été mis à l’épreuve » nous fait savoir Paul Lorsignol. « Nous avons fondé Sensations en avril 2004 et en décembre, le tsunami est venu frapper à notre porte ». Le TO a pu réorienter immédiatement ses clients vers l’Amérique latine ou en Afrique. Une efficacité qui a permis de crédibiliser le groupe.

Alors que les trois associés étaient spécialistes de l’Asie et du Pacifique, ils font venir un expert de l’Amérique latine. Un département qui est actuellement géré par Chris Aelbrecht. Une professionnelle de l’Afrique les rejoint également en la personne d’Emmanuelle Simons.

Composé à ce jour de 13 personnes, Sensations connaît pratiquement chaque année une progression à deux chiffres.

La prospection comme fer de lance

« Nous sommes des fêlés, des dingues de l’Asie. Mais pas uniquement ! Chris a été 35 fois au Pérou et Philippe plus de 15 fois en Australie ». Des prospections dans des zones parfois inconnues sur lesquelles ils communiquent peu dans leurs catalogues. Histoire de ne pas offrir leurs meilleurs tuyaux à des curieux indélicats! En 14 ans, l’équipe a réalisé près de 300 voyages pour découvrir la perle rare.

Les agences, des intermédiaires obligatoires

Sensations ne croit pas dans l’évolution d’une structure mi agence, mi TO. Ici, c’est l’agence qui prend contact et non pas le client, même s’ils prennent volontiers la main pour finaliser la demande. Une relation de confiance qui permet en outre à l’agence de marger correctement tant sur le vol que sur le voyage. « La tentation est grande dans le secteur de by passer les agences. Nous ne jouons pas dans la pièce. On pourrait gagner en marge mais les AGV font un boulot incroyable. Elles filtrent, orientent… un travail qui n’a pas de prix » renchérit Paul Lorsignol. « Notre taux de concrétisation est élevé. Vingt-cinq pourcents des dossiers qui nous sont soumis finissent par un voyage » nous fait-il enfin savoir. Quand l’agence les appelle en présence de ses clients pour engager un dialogue sur leur projet de voyage, ils dépasseraient même les 50 à 60 % !

« Nous sommes arrivés au bon moment. Les clients demandent désormais de l’authenticité et même pour les voyages de noces !». Quand de superbes petites adresses existent aux alentours des 5 étoiles vendus par tous, ils ne se privent pas. Des formules qui permettent aussi de loger chez l’habitant. 10 % de leurs commandes concernent des groupes. Le reste, c’est de l’individuel. Le panier moyen par personne tourne autour des 3500 euros. La satisfaction de leurs clients frôlerait les 100 %.

Lors de l’éruption du volcan irlandais, Sensations est intervenu quelques 121 fois dans le dossier pour faire revenir leur client. Plus qu’un TO, c’est carrément une nounou !

Une démarche citoyenne

Après le Tsunami, une action de récolte de fonds a été organisée pour les pêcheurs du Sri Lanka. Depuis quelques années, une part de leurs bénéfices a est reversée à une association d’aide aux populations tribales ou aux victimes du tremblement de terre au Népal.

Sensations tourne bien et la richesse engendrée peut être distribuée en partie.

Un côté social revendiqué et assumé par Sensations dont vous ne trouverez pourtant nulle trace dans leur catalogue. La discrétion se cultive telle une marque de fabrique.

« Au Sénégal, on bosse avec un réceptif qui engagent leurs guides en CDI. De cette manière, ils peuvent s’émanciper, acheter un car ou tout simplement pour payer les études des enfants ».

Dans le même ordre d’idées, ils refusent de présenter les femmes de l’ethnie Kayan, réduites au terrible surnom péjoratif de ‘femmes girafes’ pour dénoncer l’exploitation honteuse qui en est faite.

Un catalogue bien fait

Leur catalogue est rythmé de photos prises par le groupe, par une agernce de presse ou même par les agents de voyage. Les programmes sont clairs malgré la masse d’information. C’est classieux et aux antipodes des catalogues TUI ou Thomas Cook. Ici, pas d’encarts « flachis » pour mettre en avant la promo last minute ou l’ours barki du kids club espagnol.

A la lecture du catalogue, il pourrait sembler dommage que les pays ne soient pas classés par ordre alphabétique, même au sein des continents. Cela le rendrait plus pratique pourrait-on penser. Que nenni, cette démarche vise à mettre le travail de l’agence en avant. On ne traverse en effet pas un pays par l’alphabet mais de gauche à droite ou de haut en bas.

Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir la visite : http://www.travel-sensations.com/fr/

Notre prochaine rencontre sera consacrée à Claude Bakety, à la tête de « Baroudeurs de Luxe ». Des promenades à cheval, à moto ou en bateau dans des dizaines de destinations.

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