Saint Valentin, bourse et business des rencontres en ligne

La Saint-Valentin, c’était dimanche. Pour les uns, c’était l’occasion de gâter son conjoint malgré la fermeture des restaurants. Pour les autres, c’est juste une fête commerciale à éviter. Et puis, pour la Bourse, la Saint-Valentin, c’est des actions rentables.

La preuve, un deuxième géant du « dating », le business de la séduction, s’est fait coter jeudi dernier en Bourse de New York. Il s’agit de Bumble, une application de dating qui a levé 2.2 milliards de dollars auprès des investisseurs et qui a vu son cours s’envoler de 63 % le premier jour de sa cotation.

L’application Bumble fonctionne comme Tinder sur le principe du « swipe ». Si la photo d’un homme ou d’une femme figurant sur la liste vous plait, vous « swippez » à droite. En clair, vous « balayez » à droite et attendez que la personne fasse de même, et ensuite, la conversation peut démarrer. Mais sur Bumble, seules les femmes peuvent engager le dialogue, c’est une manière de rendre la pratique du dating plus sécurisée pour ces dernières.

C’est bien beau, mais où est l’aspect économique dans tout ça, cher M. Faljaoui ?

J’y viens justement. Le marché des rencontres en ligne est une industrie qui fait partie des gagnants de la pandémie. Très clairement, cette industrie de la séduction par applications interposées a tiré profit de la crise sanitaire puisque les interactions sociales ont été réduites au minimum.

Bref, comme les rencontres dans la vie réelle sont devenues plus difficiles, des sociétés comme Match Group ont cartonné en Bourse. Match Group n’est sans doute pas connu de nos auditeurs sauf si je leur dis que c’est la maison-mère de l’application Tinder et de Meetic et d’autres applis du même genre, mais c’est vrai que c’est Tinder qui génère le plus d’argent.

La preuve, si Match Group, le roi du dating en Bourse a généré 2.4 milliards de dollars en 2020, il faut garder à l’esprit que 58% de cette somme a été générée par Tinder, soit 1,4 milliard de dollars selon mes confrères du quotidien Les Echos.

© isopix

En Bourse, un géant du dating comme Match Group est valorisé à 45 milliards de dollars, et juste pour vous donner une idée, sachez aussi que cette action de la drague a grimpé de 1.740% en 5 ans. Je vous avais parlé ici même de l’économie de l’ennui, en vous disant que les gagnants de cette nouvelle économie sont les éditeurs de jeux addictifs ou des sociétés de streaming comme Netflix.

Pour gagner de l’argent aujourd’hui, il faut donc proposer des services qui compensent notre ennui ou notre solitude – mais j’avais juste oublié de citer Cupidon, erreur avouée à moitié pardonnée. Et comme dirait un humoriste bien connu, erreur cachée totalement pardonnée.

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