Ryanair, mon meilleur ennemi

Je l’ai déjà dit plusieurs fois: on aime ou on n’aime pas Ryanair. Pour ma part, je n’aime pas, mais j’aime beaucoup. Je n’aime pas la clientèle qui visiblement n’a jamais pris l’avion, qui, ayant un siège à la rangée 14, regarde les numéros de chaque rangée, à droite et gauche, pour voir si par hasard on n’aurait pas mis la 14 après la 5.

Ou ce monsieur qui n’a jamais vu une ceinture de sécurité et qui, sans l’aide de sa voisine, n’aurais pas pu l’attacher tout seul. Ni cette nouvelle manie de la compagnie de faire sponsoriser les couvercles des coffres à bagages. Ni cette autre de vendre des billets de loto à bord. Encore moins celle de n’accepter que les cartes de crédit et non de débit, en insistant bien sur American Express, comme si les détenteurs de cette carte était la clientèle de base de Ryanair.

Je n’aime pas non plus les personnels de bord incapables de parler dans ma langue, mais parfaits locuteurs du polonais ou du lituanien, et donc je n’aime pas le fait que Ryanair chasse sur le marché de Wizz Air ou d’easyJet. Il n’y a plus rien d’irlandais, à part les taxes.

Ce que j’aime, en revanche, c’est l’espace entre les rangées de sièges, tout à fait convenable. Et puis surtout les prix, qui ont permis au plus grand nombre (dont mes passagers ci-dessus) d’accéder à ce moyen de transport en commun qui consomme moins qu’une voiture individuelle par passager au km.

Et en plus, ce que j’aime, c’est la grande diversité des aéroports. Quand on pense que dans le seul Midi de la France, on peut aller à Bordeaux, à Toulouse, à Carcassonne, à Rodez, à Bergerac, à Béziers, à Perpignan, à Nîmes, à Marseille, et j’en oublie sûrement !

En fait, ce que j’aime surtout, c’est détester Ryanair. Mais qu’est-ce que c’est pratique !

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