Ryanair abandonne les aéroports low cost

Jusqu’ici braquée sur les aéroports secondaires, à moindres coûts, la compagnie irlandaise est en train de changer de stratégie, comme en témoigne sa récente implantation à Francfort.

Dans son rapport pour les 6 premiers mois de l’année 2016, Ryanair a observé une tendance à la fermeture de bases et de routes chez ses concurrents incapables de faire face à ses bas tarifs. Et elle s’attend à ce que cette tendance se poursuive, particulièrement en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Belgique, où les restructurations d’opérateurs se poursuivent, même avec des cours du pétrole au plus bas.

Ryanair prévoit ainsi, et pour la première fois, d’opérer des vols dès la fin de cette année depuis plus d’aéroports primaires que secondaires, soit depuis 105 aéroports de premier rang contre 95 aéroports secondaires.

Le poids du Brexit

Ryanair a publié des profits en hausse de 7% de son bénéfice d’avril à septembre 2016 (1,168 milliard €), une bonne performance au regard des conditions difficiles du marché, des grèves répétées des contrôleurs, des événements terroristes et des effets économiques négatifs du vote en faveur du Brexit en juin, qui a vu la Livre Sterling baisser durant la haute saison d’été.

Le Brexit devrait d’ailleurs modifier les projets de Ryanair pour 2017 avec une baisse prévue de la croissance au Royaume-Uni, une Livre plus faible, une croissance plus réduite du PIB et des incertitudes au niveau des marchés.

Ryanair va ainsi réduire sa croissance au Royaume-Uni, qui devrait se limiter l’an prochain à 5 % contre 12% aujourd’hui. [Source : Business Traveler]

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