Remboursement vols, billets d’avions : Trump est d’accord avec Nicolas Brumelot

Alors qu’en Europe, la plupart des compagnies aériennes ne remboursent plus les billets de vols annulés, l’administration américaine impose encore le remboursement des billets d’avion dont les vols ont été annulés. Nicolas Brumelot, le président de Misterfly, continue toujours, lui, de se battre contre la politique commerciale de IATA et de certaines compagnies.

Après les plaintes de passagers, l’administration réagit

Une augmentation du nombre de plaintes des passagers a conduit le département américain des Transports (DOT) à rappeler aux compagnies aériennes que même dans le contexte du ralentissement du coronavirus, elles doivent respecter les réglementations gouvernementales en matière de remboursement des billets d’avion.

Ces politiques obligent les compagnies aériennes à rembourser les passagers si la compagnie annule un vol ou effectue « un changement d’horaire important », et si les passagers refusent une compensation alternative.

Certaines compagnies aériennes proposaient des bons à valoir

Dans bon nombre de ces cas, les passagers déclaraient que le transporteur les avait informés qu’ils recevraient des bons ou des crédits pour de futurs voyages.

Le DOT reçoit un nombre croissant de plaintes et de demandes de renseignements de la part des passagers munis d’un billet, dont beaucoup avec des billets non remboursables, qui décrivent le refus de remboursement pour les vols annulés ou considérablement retardés.

Ni le DOT, ni le groupe de compagnies aériennes Airlines for America, n’ont indiqué que l’industrie du transport aérien avait demandé un allègement des exigences de remboursement du gouvernement américain.

Une action collective (Class Action) au Canada

Après la fermeture des frontières du Canada par le gouvernement fédéral au début du mois, les principales compagnies aériennes du pays ont annulé des vols et réduit leurs horaires, laissant de nombreux Canadiens dans l’impossibilité de prendre leurs vols ou leurs vacances.

Plutôt que d’offrir un remboursement monétaire complet pour ces vols annulés, les transporteurs ont plutôt offert aux clients la possibilité de reporter leur voyage ou de bénéficier d’un bon à valoir.

La controverse sur les remboursements s’est intensifiée ces derniers jours après qu’un passager au Canada a déposé un recours collectif visant à forcer les compagnies aériennes à rembourser les passagers en cas d’annulation de vols.

Le recours collectif proposé implique Air Canada, WestJet, Swoop, Air Transat et Sunwing Airlines pour avoir offert des crédits de voyage aux passagers et non des remboursements. La firme montréalaise Champlain Lawyers s’occupe de l’affaire et affirme que les passagers aériens qui ont vu leurs vols annulés en raison de COVID-19 devraient avoir droit à leur remboursement.

IATA décrédibilisé ?

Alexandre de Juniac, patron d’IATA, avait déclaré que les compagnies aériennes du monde entier risquaient de rembourser 35 milliards de dollars en raison des «annulations résultant des restrictions de voyage imposées par le gouvernement» associées à la pandémie de coronavirus.

Il affirmait « Nous saluons les actions des régulateurs qui ont assoupli les règles afin de permettre aux compagnies aériennes d’émettre des bons de voyage au lieu de rembourser les billets non utilisés, et nous exhortons les autres à faire de même ».

Nul ne sait si l’administration américaine changera d’avis mais pour le moment, elle ne suit pas les supplications d’IATA …

Il faut savoir qu’une majorité de compagnies aériennes reçoivent ou vont recevoir des subventions ou prêts très importants leur permettant de faire face à l’immobilisation de leur flotte.

Serge Fabre

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