Réflexions personnelles sur l’évolution du tourisme

Chers lecteurs de Pagtour, comme vous le savez déjà, je ne suis pas économiste et par conséquent je ne tire pas des plans sur la comète touristique, mais je constate. En ces temps perturbés par la crise sanitaire, je continue a recevoir, tout comme vous, mon lot quotidien de courriels vantant les charmes de tel pays ou de telle région, mais également le luxe des hôtels qui se disposent à vous accueillir.

En effet pendant 50 ans, le monde du tourisme s’est ingénié à promouvoir les vacances pour tous : vols charters, hôtels « all in », clubs en tous genres, pour faire en sorte que les masses laborieuses puissent s’offrir des vacances. Or que lit-on dans votre e-quotidien ? Que certaines entreprises tirent leur épingle du jeu et vont s’enrichir honteusement sur le dos de la covid d’une part, d’autre part que MSC qui a construit des paquebots pharaoniques pouvant accueillir 5 à 6.000 passagers (plus l’équipage) va se diriger vers la construction de paquebots plus petits et plus luxueux.

Il ne se passe pas un jour sans que l’on nous annonce l’inauguration d’un nouvel hôtel de luxe et pas uniquement chez les Arabes des Emirats. Par ailleurs, dès qu’un TO présentant des produits de luxe disparaît, chose que dans ma candeur naïve j’impute au fait que ce créneau n’a pas de succès, quelques mois plus tard, il se trouve une équipe pour reprendre le flambeau avec une nouvelle étiquette. Du coup, je me dis que j’ai fait fausse route, il doit y avoir des clients pour ce genre de vacances et que ce n’est pas possible qu’ils ne vivent que grâce à la clientèle des administrateurs de Nethys.

Pas besoin d’être Madame Soleil pour prédire que demain, quand l’impact de la crise aura fait perdre leurs emplois à des milliers de salariés et fait perdre le gagne-pain à des centaines de commerçants, ce n’est pas parmi ces victimes que l’on va trouver des clients potentiels pour les produits de luxe.

A l’heure à laquelle tout un tas de personnes n’ont même plus de quoi se payer le nécessaire, d’autres consomment des produits inutiles et superflus : il n’y a qu’à ouvrir un magazine (ou la télé) pour voir des pubs pour des hôtels haut de gamme, des parfums, des montres, des bijoux, des boutiques vendant des marques hyper chères… j’en passe et des meilleures.

A vrai dire, je trouve tout cela indécent.

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