Qui va rompre le cercle vicieux ?

En marge de l’analyse faite dans ce même numéro par Méziane Meziant, il faut bien reconnaître que nous sommes tous dans l’incertitude, parce que nous sommes tous interdépendants ! Les clients ne demandent qu’à revenir dans nos agences, mais… !

S’il y a des destinations déjà ouvertes, d’autres vont l’être, d’autres pourraient ouvrir, d’autres encore pensent à ouvrir mais pas pour tous… Seront-nous parmi les heureux qui seront « autorisés » ? Sachant cela, les compagnies aériennes hésitent à reprendre des vols. Vers quelles destinations pourra-t-on aller avec certitude ? Et si nous y allons, le vol sera-t-il rentable ? Réservons-nous dès lors le droit de l’annuler au dernier moment.

Est-ce avec de tels raisonnements, -où tout le monde à raison, admettons-le- que l’on va rendre la confiance aux clients potentiels ? Sans oublier que celui-ci se pose aussi LA question essentielle : si je m’inscris à un voyage et qu’il est annulé, vais-je être remboursé ? Et comment ? En cash ou par un bon d’échange ?

Et puis il y a encore le problème des hôtels. Nous en avons fait l’expérience nous-même : un hôtel réservé sur Booking à l’aéroport de Toulouse. Tout est en ordre, à un prix d’environ 60 € la chambre et petit-déjeuner, et pas dans un boui-boui : dans une grande chaine internationale.

Nous recevons même un petit mot de future bienvenue. Et puis deux jours plus tard : Cher client, nous sommes au regret de vous dire que notre hôtel restera fermé jusqu’au 1e septembre. En soi, cela n’a rien de grave : il suffit d’en réserver un autre. Mais va-t-il nous refaire le même coup ? Perte de confiance…

Et quand nous serons à Toulouse, si notre vol est annulé, que ferons-nous ? Attendre le suivant ?

Et si, à l’étranger, le covid-19 fait son retour et qu’une mesure de déconfinement est imposée sur le champ… Que fera-t-on ?

Tout compte fait, nous allons annuler ce petit voyage, on verra plus tard, quand tout sera sûr et certain.

Pour paraphraser Molière : « voilà pourquoi votre fille est muette ». De son temps, Molière voyageait surtout à pied. D’où son nom… Mais ça ne fait pas notre affaire.

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