Quelles formations ?

Nous recevons ce jour la newsletter be.brussels, émanant de Visit Brussels. Initiative hautement sympathique que cette newsletter. Mais ce qu’on lit dans ce dernier numéro laisse un peu perplexe. Notre avis, non exempt d’une certaine dose de provocation…

On y propose « une plateforme de formations en ligne destinée à l’ensemble des acteurs des secteurs touristiques et culturels. Le but de cette plateforme est de rassembler un maximum de formations spécifiques à chaque secteur et de permettre à chacun, quelle que soit sa place dans la structure de l’institution ou de l’établissement, de se former efficacement dans diverses matières. »

Connaissez-vous votre métier ?

Tout le monde, à l’instar de l’UPAV, se lance dans la formation. Mais est-ce bien ce dont le secteur a besoin ? Ou alors, il faut dire clairement : nous vous proposons une NOUVELLE formation, dans un secteur que vous ne connaissez pas et qui est en recherche de personnes qualifiées, comme la plomberie, la boucherie, l’électronique… Là, on est d’accord. Mais former des gens à leur propre métier, franchement, nous n’y croyons pas.

Nous sommes tous partisans du tourisme durable, mais…

Nous avons eu l’occasion de le dire dans un courrier privé à l’UPAV. Nous ne croyons que très faiblement à une formation destinée aux AGV, sauf si elle est vraiment technique, comme la formation au système de cocréation d’Euram par exemple, ou si elle est destinée à faire connaître de nouvelles destinations.

Mais proposer par exemple une formation au tourisme durable, ce qui faisait l’objet de notre message à l’UPAV, nous n’y croyons pas.

Les agents de voyages sont en temps normal dans un univers de pratique commerciale quotidienne, et quelle que soit leur façon «durable» de penser et leur volonté de changer le tourisme (dans la lignée de l’implication de Marie Paule Eskhénazi sur le Tourisme Autrement), ils finiront par vendre ce que le client veut acheter. C’est exactement comme pour la nourriture : on sait qu’il existe des produits naturels, sains, bio, mais le client continue à acheter de la m….

C’est au niveau de l’éducation, dès la base, qu’il faut agir, chez les enfants

Pour les adultes, s’ils n’en sont pas conscients, c’est dû à un QI sous la moyenne, on ne peut rien y faire. Et donc si Visit Brussels veut à son tour expliquer aux AGV à quel point ils sont mal formés, nous pensons que l’institution bruxelloise fait fausse route. Ce dont l’AGV a besoin, c’est de rentrées d’argent. Et pour cela il faut des clients. Et pour avoir des clients, il faut que les avions revolent, et que les frontières rouvrent. Le reste, on sait comment faire.

On avance…

Il y a eu plusieurs bons messages de l’UPAV, ces derniers temps, ou des interventions télévisées vers le grand public (enfin !), qui ont bien montré à quel point les clients qui avaient réservé via une agence avaient été bien « traités ».

On a encore besoin de diffuser ce genre de message. Et si donc Visit Brussels ou d’autres veulent absolument former quelqu’un, il faudrait seulement former le public ! On a bien réussi à amadouer Test Achat : preuve que tout est possible !

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