Quand le coronavirus impacte des sociétés comme Waze ou Ikea

Waze l’application gratuite de guidage automobile souffre aussi du Coronavirus. Comme Ikea qui va lancer son premier magasin d’occasion.

Waze, l’application de guidage automobile n’a plus trop fait parler d’elle depuis son rachat en 2013 par Google pour 1.1 milliard de dollar. A l’époque, le montant semblait considérable, mais aujourd’hui, tous les automobilistes, chauffeurs de taxis ou conducteurs de poids lourds utilisent cette application gratuite. Mais même Waze n’est pas à l’abri de la crise.

On découvre aujourd’hui que ce service de téléguidage a aussi souffert de la pandémie. Cela s’est traduit il y a quelques jours, par une annonce de licenciement de 5% du staff mondial de Waze. On parle d’une trentaine de personnes sur les 555 membres du personnel. En nombre de personnes licenciées, ce n’est pas un chiffre ahurissant, mais il est symbolique, car il montre à quel point notre économie est interconnectée.

Pour motiver son geste, la direction de Waze a expliqué qu’avec la pandémie, les routes se sont vidées, que la plupart des villes se sont transformées en villes mortes pendant des semaines, si pas des mois et qu’avec l’essor du télétravail, il y a eu nettement moins de personnes pour utiliser l’application. Et qui dit moins de personnes dit aussi moins de revenus de publicité pour l’application.

Il est vrai qu’au plus fort de la crise du corona, un pays comme l’Italie a vu ses citoyens réduire de 90% le nombre de kilomètres parcourus par rapport aux deux mois précédents. L’exemple de Waze est très parlant, il montre que tous les secteurs ou presque souffrent de cette pandémie à des degrés divers et chacun s’adapte comme il le peut à la nouvelle situation.

Waze a par exemple annoncé ces licenciements alors que paradoxalement le trafic routier vient de reprendre et revient même à ses niveaux d’avant la crise. Mais rien à faire, les entreprises sont en mode prudence à l’égard de l’avenir et préfèrent mettre le pied sur le frein. D’autres entreprises comme IKEA savent que cet avenir sera quoiqu’il arrive différent et accélèrent le tempo.

C’est la raison pour laquelle Ikea va ouvrir son premier magasin vendant des meubles d’occasion, mais remis à neuf par ses propres services. Là encore, l’entreprise souhaite répondre aux critiques selon lesquelles son modèle économique est polluant, car basé sur la vente de meubles à petits prix, fournis en kit et donc conduisant – indirectement – à la surconsommation et au gaspillage.

Oui, le monde change, mais encore faut-il en être conscient. Bref, d’être exactement à l’inverse du serpent qui lorsqu’il mue est aveugle !

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