Qatar Airways bénéficie (toujours) d’appuis financiers pour continuer à voler…

Si bon nombre de compagnies aériennes laissent une grande partie de leur flotte sur le tarmac ; Qatar Airways exploite un maximum de vols. D’un côté, cela rend bien service à des milliers de voyageurs. Mais dans le même temps, la compagnie de Doha a demandé le soutien du gouvernement… comme d’habitude.

Thierry Antinori s’exprimait il y a quelques jours

Thierry Antinori est le responsable de la stratégie de Qatar Airways. Il a beaucoup « voyagé » dans sa carrière ! Il a travaillé notamment chez Air France, Lufthansa et Emirates.

Il répondait à des questions du journal français « la Tribune » : « Nous assurons aujourd’hui près de 150 vols par jour au lieu de 520 en temps normal vers 70 destinations. 70 avions volent, et 91 sont cloués au sol …. Nous continuons à voler avec parfois des réductions de fréquences, parfois des avions plus petits dans le but de maintenir un réseau pour passagers qui veulent être rapatriés chez eux ou qui ont besoin de se déplacer. Même si la demande s’effondre, il y a quand même des personnes qui ont besoin de voyager. C’est la stratégie que nous avons décidée : réduire l’offre sensiblement, avoir des scénarios de baisse de capacités supplémentaires, mais garder nos avions en l’air pour rapatrier les voyageurs »

Une stratégie coûteuse financièrement

Qatar Airways va devoir obtenir le soutien du gouvernement, a déclaré Akbar al-Baker, le patron de Qatar Airways, avertissant que le transporteur pourrait bientôt manquer d’argent pour continuer à voler. Il a refusé de dire quand la compagnie aérienne aurait besoin d’une aide d’État, qui pourrait prendre la forme de prêts ou de capitaux propres.

Dans tous les cas, Qatar bénéficie de l’aide de l’émirat du Qatar. La compagnie aérienne avait déclaré avant même la pandémie qu’elle ferait état d’une perte au cours de cet exercice en raison d’un différend politique régional qui l’obligerait à emprunter des routes plus longues et plus coûteuses pour éviter l’espace aérien de ses voisins qui imposent toujours un blocage.

Qatar Airways n’obligerait pas les employés à prendre des congés…

Les employés auraient pris volontairement des congés payés et non payés et Akbar Al Baker a déclaré qu’il renonçait à son salaire jusqu’à ce que la compagnie aérienne reprenne ses activités. Le personnel ne serait pas obligé de prendre des réductions de salaire, bien que certains aient proposé de le faire (selon le patron de la compagnie).

La compagnie aérienne a été sollicitée par plusieurs gouvernements

Al Baker a déclaré : « Nous avons reçu de nombreuses demandes de gouvernements du monde entier, d’ambassades dans certains pays, demandant à Qatar Airways de ne pas arrêter de voler ». Cette affirmation est exacte. Par exemple, le gouvernement français a fait appel à Qatar Airways pour rapatrier des personnes en provenance notamment des Philippines.

Qatar Airways ne s’interdit pas de racheter des compagnies défaillantes

Thierry Antinori répondait à une question : « Aujourd’hui, il faut protéger le cash. Avec la continuité des opérations, c’est aujourd’hui la priorité. Il faut gérer la crise. Il y aura peut-être des opportunités après la crise. Il faudra voir le paysage du transport aérien à ce moment-là »

Nous restons toujours béats quand on regarde la progression de Qatar Airways et des investissements colossaux du fonds souverain de petit émirat dans nos pays. D’ailleurs, qui s’avise aujourd’hui à les critiquer ?

 



 



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