Pourquoi le futur terminal géant de Roissy CDG ne plaît pas

Avant même de naître le nouveau terminal 4 à Roissy CDG est déjà contesté notamment par l’association le BAR (Board of Airlines Representatives) qui regroupe 70 compagnies aériennes. La première tranche de l’ouvrage sera inaugurée en 2024 et donc prête pour les Jeux Olympiques.

Un terminal en forme de U

L’aérogare dont la construction devrait démarrer en juillet 2020, va bénéficier d’une première inauguration en 2024. Il pourra accueillir à cette ouverture partielle jusqu’à 7 millions de passagers. Mais, une fois terminé (en 2037), le terminal 4 pourra accueillir jusqu’à 40 millions de passagers par an. Ce futur terminal sera en forme de U …

Des dimensions impressionnantes

La future aérogare se situera à l’ouest du terminal 1, sur une parcelle de 167 hectares. Ce sont approximativement les dimensions d’Orly.

Il engendrera la suppression de l’actuel terminal 3, qui se situe sur la partie sud-est de la parcelle. Il sera relié aux terminaux 2E et 2F par un train.

Un investissement de 7 à 9 milliards

Cet investissement important permettra à Roissy CDG d’atteindre le cap des 100 millions de passagers vers la fin de la prochaine décennie (contre 67 millions en 2017) et de poursuivre son développement jusqu’en 2050. Comme on peut le voir, l’expansion du trafic aérien va se poursuivre pendant encore longtemps.

Les compagnies aériennes ne sont pas satisfaites

Le BAR, toujours présidé par Jean Pierre Sauvage (photo), conteste ce nouveau terminal.

« La disposition de l’aérogare dégraderait la performance opérationnelle des appareils. Cela entraînerait, selon les compagnies, une augmentation des temps de roulage de 34 secondes« .

Ce qui a bien sûr un coût. Pourtant les discussions ont duré bien longtemps ! Elles pourront toujours trouver un prétexte pour faire baisser les taxes et augmenter le prix des billets…

Les passagers devraient y trouver leur compte

Selon ADP, « Le projet d’une infrastructure intégrée est bien meilleur du point de vue de l’expérience-passager, des temps de correspondance, de la sécurité, des accès routiers et du calendrier de la construction, puisqu’il permet de gagner deux ans ». Le parcours du passager de l’enregistrement à l’embarquement ne devrait compter qu’une seule rupture contre 4 à 7 dans la version satellite.

Pourquoi une appellation si bizarre ?

Le projet retenu a été mystérieusement baptisé « Space invader ».
ADP (Aéroports de Paris) affirme que la surface commerciale ne sera pas plus importante que pour les autres terminaux.

On peut considérer que cette appellation vient de l’emplacement du terminal au nord du terminal F et à l’ouest du T1. Il n’était sûrement pas simple de déterminer son emplacement.

Les liaisons avec la capitale

Il semble que le projet CDG Express devrait être en place en 2023.
Cependant, le prix du trajet (24 euros) parait important comparé au prix du RER (moins de 10 euros). Le terminal devrait également être relié à la ligne de métro 17. Cependant, il faudra attendre plus longtemps pour qu’elle arrive à CDG.

Et puis …
Dans le domaine de l’actualité prochaine, on attend le mode de privatisation d’ADP qui sera décidé par l’état. Par ailleurs, les travaux qui permettent de relier le terminal ouest et sud sont sur le point d’être terminé.

Avec ses 9.500m² de verrière, ce mastodonte de 250 m de long permettra aux voyageurs de passer du terminal Ouest au terminal Sud, sans sortir de l’aéroport. Il devrait rentrer en fonction en 2019.

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