Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ?

Comme disait mon ami feu Georges Pradez, animateur-vedette à la radio et à la télévision belge : « Avec le Wallon de Liège et la carte American Express, on va dans le monde entier ! » Aujourd’hui, même avec le Français de Paris, on ne va nulle part. Ou alors, on est bon pour des attentes pour faire des tests Covid-19 (ou -20/21, après tout, puisqu’il y a des extrapolations), voire des quarantaines avec re-tests au retour. De quoi décourager tout le monde.

Dans ce contexte, l’idée d’un passeport santé n’est pas mauvaise. Elle a été suggérée dans un premier temps par l’Association du transport aérien international (Iata) pour faciliter les flux aéroportuaires, mais, comme toujours, les États préfèrent prendre l’initiative. Or, c’est bien connu, quand on confie à trop de monde la création d’un cheval, on obtient un dromadaire.

Il n’empêche que toute initiative est bonne à prendre, du moment qu’il y ait coordination maximale. Ainsi, « le passeport vert » européen est un pas dans ce sens. Bon, il est numérique (les anglophiles disent « digital »), ce qui signifie qu’il exclura ceux qui n’ont pas de smartphones et j’en connais. Au-delà de l’intention louable et qui peut connaître quelques aménagements – les vieux sans smartphone devront obtenir leurs attestations -, on voit déjà que des écueils se présentent.

Pourquoi est-il « vert » ?

Sans doute pour aller dans le sens du vent et faire écolo. Ou alors, parce que le tout premier drapeau européen était vert ? Bizarre en tout cas, mais peu importe le flacon. La France est mitigée, la Belgique est partagée (on savait), certains sont contre, bref, une décision européenne paraît, comme d’habitude, à longue échéance (fin 2022, disait mardi un « expert »…) et si ça se trouve, à cette époque, le Covid sera un mauvais souvenir. On peut rêver.

Ce qui me sidère est que, depuis plus de quarante ans, j’ai déjà un carnet de « certificats internationaux de vaccination ». Il porte le numéro A 53337 et a été délivré par l’OMS. Ce carnet qui n’a pas de date d’échéance – et est donc toujours valable – m’a servi dans le monde entier et principalement en Afrique. Il a encore des cases vides dans la catégorie « Autres vaccins » et pourrait donc encore être utilisé pour la Covid-19.

Tous les grands voyageurs connaissent ce carnet jaune qui est accepté dans le monde entier. Alors, je le dis solennellement : Pourquoi ne pas s’en servir ? Au lieu de pinailler aux échelons nationaux sur la nécessité ou non d’un carnet à portée mondiale. C’est quand même tout simple, non ? Évidemment, vouloir faire simple quand on peut faire compliqué déjugerait les politiques, j’imagine.

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