Pourquoi certaines compagnies aériennes continuent à survoler l’Iran et l’Irak ?

© Flightradar

Nous savons désormais que, grâce à la vidéo circulant sur les réseaux sociaux, l’appareil ukrainien a été frappé par deux missiles au-dessus de Téhéran. Ceux-ci auraient été tirés à environ 30 secondes d’intervalle, fournissant de nouvelles informations sur la tragédie qui a tué 176 personnes. Alors qu’une majorité de compagnies aériennes ont suspendu le survol, d’autres, et non des moindres, n’ont rien changé…

Il y a eu malheureusement des précédents

Il y a eu un avion de Korean Airlines qui avait été abattu par les soviétiques en 1983. En 1988, un avion de passagers iranien a été abattu au-dessus du golfe Persique par un navire de guerre américain. En 2014, c’était la tragédie du vol Malaysia 17 qui avait été abattu au-dessus de l’Ukraine. On pourrait citer d’autres cas !

Résultat de recherche d'images pour "turkish airlines pagtour"De façon incroyable, plusieurs vols réguliers survolent toujours des zones de guerre

Certaines compagnies aériennes bien connues survolent toujours l’Iran et l’Irak. « Le danger de voler dans une zone de conflit avec des avions de passagers n’est tout simplement pas pris assez au sérieux », critique un pilote expérimenté.

En fait, depuis la tragédie à Téhéran, toutes les grandes compagnies aériennes n’ont pas survolé l’Iran et l’Irak. Quiconque regarde les vols en temps réel sur le site Flightradar24 (photo de Une) découvrira tout de même des vols réguliers d’Oman Airways, Emirates, Etihad, Qatar Airways ou Turkish Airlines via l’Iran et l’Irak et qui font la navette entre l’Europe et la région du Golfe.

Il n’y a aucune interdiction venant des autorités européennes

Il n’y a eu aucune interdiction par les autorités européennes. Il n’y a eu seulement que des recommandations d’éviter de survoler des régions dangereuses comme l’Irak ou l’Iran.

Air France a décidé de ne pas survoler ces zones de guerre. La FAA (Federal Aviation Administration) a de son côté, interdit aux transporteurs américains, le survol de l’Iran et l’Irak.

Exception faite pour les avions américains, c’est la compagnie qui décide

Il est tout de même incroyable qu’une agence chargée de la sécurité des passagers, notamment européens, ne soit pas capable d’interdire le survol de région dangereuses. Cependant, les facteurs économiques ont sûrement joué un rôle. Faire des détours coûte de l’argent et du temps.

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