Pour des vacances : Ras al Khaima ou Dubaï ?

Les deux destinations n’en font qu’une, en fait, puisqu’elles partagent le même aéroport. Elles sont pourtant bien différentes.

Les participants au Belgian Travel Summit ont eu droit à une présentation de la destination RAK par Mr Haitham Mattar, Directeur du Toursim Council des E.A.U. Il décrit succinctement l’Emirat de RAK : le 4e en taille, 345000 habitants, 1684 km², un point culminant à 1934 m.

6.700 chambres d’hôtels, 6200 autres en construction pour un total de 13 « marques » hotellières. L’objectif est d’atteindre les 20.000 chambres et 3 millions de touristes en 2025.

Le pays n’a pas de pétrole ni de gaz. Il tire 35% de ses revenus de l’industrie, et 3% du tourisme. Il a aussi été affecté par la crise de 2008-2010, beaucoup de constructions semblent à l’arrêt. Ce ne sont pas les mêmes chiffres qu’à Dubaï, une destination qui offre les 2 plus grands commerciaux au monde, avec environ 1500 boutiques chacun.

Voilà pour le discours officiel, passons maintenant à ce que nous avons ressenti.

RAK, ce n’est pas une destination « waw » ; le pays est vraiment industrialisé. Les activités proposées se passent essentiellement dans les montagnes assez proches de la côte, comme par exemple ce fameux « deadride » sur câble, le plus long du monde.

Mais s’il n’y a que cela, pourquoi aller à RAK ? Ce qui fait l’attrait de la destination, ce sont ses beaux hôtels situés sur des plages somptueuses de sable blanc. Ces hôtels sont très orientés « familles » et sont de véritables oasis dans un environnement plutôt banal.

Nous avons séjourné au Hilton Al Hamra Beach Resort, nous avons visité le Waldorf Astoria voisin, et avons logé, mais cette fois à l’intérieur des terres, au Ritz Carlton Al Wadi Desert dont nous avons parlé.

Les deux premiers sont des « resorts » de grande qualité, entourés de magnifiques jardins fleuris, et dont l’équipement offert aux vacanciers est archi-complet. On l’a compris, ce sont des hôtels de séjour, pour familles qui ne craignent pas la chaleur. Mais l’infrastructure de conférences y est aussi au top.

Dubaï, c’est tout autre chose. C’est Orlando puissance 10. En 15 ans, la ville sortie du désert ressemble de loin à Manhattan. Et encore : ce n’est qu’une partie de la ville ! Tout y est le plus grand, le plus beau du monde ! Notre sympathique guide Nabel nous demande : « Vous connaissez la tour Chrysler à New York ? Eh bien, nous avons la même. Mais nous, on en a fait deux, et plus hautes ». Typique d’une destination incroyable, quand on peut se la payer. La fameuse tour Burj Khalifa de plus de 800m de haut sera bientôt battue par une nouvelle tour qu’on annonce à plus de 1000m !!

Dubaï est une destination d’attractions. En voici quelques-unes : l’Aquarium et le Zoo, plusieurs « waterparks », Ski Dubaï, La Perle : spectacle « sur l’eau » imaginé par Franco Dragone ; l’Opéra ; le Frame, ce cadre géant où l’on peut marcher sur un sol de verre à 150m de haut.

La vieille ville ne manque pas d’intérêt non plus, avec ses boutiques de marchands d’or et ses « street food ». Les gigantesques malls commerciaux, les plus grands du monde, nécessitent une semaine juste pour faire le tour des boutiques.

Tout est possible à Dubaï, c’est le slogan de la destination. Le séjour de vacances aussi, mais il vaut mieux alors louer une villa à la Palmeraie dessinée en mer, en attendant que « Le Monde », planisphère reconstitué en mer, vous permette d’acheter l’île « Belgique ». Sinon, il vaut bien mieux passer 2 ou 3 jours et programmer ses attractions à l’avance.

Signalons que les Emirats sont propres et sûrs. On commence à voir de grandes étendues de terres cultivées, toutes vertes, qui domestiquent peu à peu le désert. Les Emiratis sont accueillants, mais ils ne représentent que 10% de la population, le reste étant composé d’expats et de travailleurs/euses venus de toute l’Asie et d’Afrique.

Enfin, le Cheick, propriétaire de tout le sol, a déclaré l’année 2019 année de la tolérance entre les peuples. Il paraît qu’il y aura même un pavillon israélien à l’Expo 2020 ! Les temps changent…

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