Plaisirs d’Hiver à Bruxelles : circulez, y a rien à voir

©bruxelles.be

Malgré une météo mitigée, je me suis persuadé quand même d’aller faire ma visite annuelle aux Plaisirs d’Hiver à Bruxelles.

D’abord, et il me faut le répéter, pourquoi ne pas appeler cet événement Marché de Noël, comme partout ailleurs dans le pays ?? Le labyrinthe politique restera un éternel mystère, et notre culture traditionnelle disparaît doucement mais sûrement.

Ceci dit, après ma promenade en compagnie d’un témoin, cette édition 2018 sera à jeter aux oubliettes au plus vite. Le principal était totalement absent : l’Émotion.

Lorsqu’on se promène dans les allées des chalets pour chalands, on recherche le frisson, l’envie d’acheter la surprise pour l’autre, famille ou amis. A part quelques nouveautés, telles que l’ouvre bouteille aimanté ou l’enceinte acoustique naturelle en bois, rien de bien nouveau à l’horizon.

Bien sûr, un autre miel super bon pour la santé, des shots à gogos, du mauvais vin chaud, un camembert fondu ou un sandwich raclette vous donnent l’illusion, l’alcool aidant, que l’ambiance est sympa. Superficiellement oui, mais après analyse des activités hors commerce et l’état de votre portefeuille après ballade, vous regretterez votre passage cette année.

Le Marché aux poissons est, en temps normal, entouré de statues de bronze. Cette année près de l’église, celles-ci sont toujours entourées d’une vitrine en verre pour les protéger du vandalisme presque habituel. Mais à l’arrière du marché, près de la grande roue, elles sont cachées dans des bacs en bois, ressemblant à de vulgaires poubelles. Triste respect.

Sur la place Sainte Catherine, habituellement en soirée, chaque demi-heure, un son et lumière est offert aux visiteurs. Idem pour cette édition, mais d’une qualité à faire pleurer. Fini la beauté du spectacle artistique et bluffant d’une cathédrale qui se décortiquait en 3D. Un énorme BOF, fut ma réaction.

J’imaginais que le meilleur était à venir, et donc direction Grand’ Place. Comparé aux années précédentes, double BOF, malheureusement. Un autre exemple de manque de créativité, un spectacle de 10 minutes que l’on quitte après 5 minutes. A chacun ses goûts évidemment.

J’oubliais, en face de la Bourse, l’invité d’honneur de l’année : la Finlande. Beau pays, mais mal mis en avant avec le choix d’une Maison du Silence, dont on se demande ce qu’elle fait là.

En résumé : un petit 5/10 pour cette édition, avec beaucoup de tristesse pour le Bruxellois que je suis. Un conseil : privilégiez les vrais Marchés de Noël dans vos quartiers ou vos régions. Celui de Louvain la Neuve, par exemple, plus petit, mais plein de convivialité naturelle, avec un brasero public qui invite tout un chacun à mieux se connaitre.

Après cette déception bruxelloise, je m’impatiente déjà de retrouver le Marché de Noël de Liège, qui lui, ne m’a jamais déçu.

J’ai eu du mal à l’écrire, mais il faut dire ce qui est.

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