Opportunity Travel (suite): les bons chiffres

Notre article sur Opportunity Travel n’a évidemment pas plu à son fondateur, Yannick Bertels qui, par la voie de son avocat, a tenu « à réagir à l’article parue (sic) sous la plateforme Pagtour et intitulé « Ycare : et de trois… faillites », qui cherche manifestement à [lui] nuire en créant des confusions et en diffusant de fausses informations ».

PagTour ne cherche à nuire à personne, mais plutôt à mettre les points sur les i, dans l’intérêt des agences de voyage, qui constituent l’essentiel de son lectorat.

A propos de confusions, le moins que l’on puisse écrire, c’est que Yannick Bertels est passé maître dans l’art d’en créer, et c’est précisément ce qui lui est reproché dans cet article. Si nous avions compté trois faillites, il n’y en « que » deux, en effet. On ne prête qu’aux riches… Mea Culpa.

Sa propre victime       

Avec Ycare Opportunity, qui est distincte de la marque Opportunity Travel, laquelle relève d’une autre société, Management & Consulting Organisation, Yannick Bertels est aujourd’hui victime — c’est notre analyse — du rideau de fumée qu’il a lui-même installé et qu’il entretient soigneusement en continuant, par exemple, à adresser du courrier au nom d’Opportunity, sans mentionner MCO.

Qui, précise-t-il, « travaillant sous licence Jetexpress », et contrairement à ce que nous avons écrit, « n’est pas en faillite et poursuit normalement ses activités ». Dont acte.

Ni les pertes récurrentes de la société ni les onze assignations de l’ONSS ne sont démenties. Quant au reste, nos informations ont été puisées à bonne source et nous avons recueilli des témoignages concordants d’agents de voyage et de clients de la société.

Un certain Nils Kok…

Revenons encore sur l’épisode Nils Kok, brièvement évoqué. Yannick Bertels semble aujourd’hui se mordre les doigts d’avoir engagé celui qu’il accuse aujourd’hui de vouloir lui nuire. Et il a de bonnes raisons pour cela.

En novembre 2011, le Parquet d’Anvers, après trois ans d’enquête, entamait des poursuites à l’encontre de plusieurs dirigeants du groupe Kobelco, un intermédiaire d’assurances dont la faillite avait été prononcée en février 2010, et dont un certain Nils Kok était l’administrateur délégué.

Selon le Parquet, ces dirigeants auraient grugé quelque 300 investisseurs pour un montant de plus de 20 M€. En juin 2016, la Justice condamnait Nils Kok, fils d’un ancien dirigeant de Belgacom puis patron de Swift, fournisseur de télécommunications interbancaires, à 5 ans de prison, dont trois ferme.

A l’époque, le gérant d’Opportunity Trip s’appelait Nils Kok, et il semble bien qu’il s’agisse de la même personne… Selon Yannick Bertels, il aurait même fait l’objet de trois condamnations — mais nous n’avons pu le vérifier.

Le patron d’Opportunity a-t-il alors été imprudent ? Tout ce qu’on peut lui souhaiter, à présent que le ménage a été fait, c’est de repartir sur de nouvelles bases en choisissant mieux ses associés et en se donnant plus de moyens pour mener à bien ses projets.

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