Nausicaà a rouvert, dans l’incertitude

Fermé durant près de trois mois, le Centre national de la mer, installé face à la plage de Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, reprend doucement son rythme. La récente réouverture des frontières avec les voisins belges, qui composent 20 % de la clientèle habituelle, est une bonne nouvelle. Mais la préfecture a limité à 1.700 le nombre de visiteurs simultanément, soit 4 m² par personne, loin des 5.800 habituels.

Un cheminement jaune indique au sol le sens de circulation pour éviter que les visiteurs ne se croisent. Des autocollants sur les aquariums invitent le public à ne pas toucher les vitres. Le port du masque est obligatoire, et il est fortement conseillé de réserver sa place sur Internet.

Investissements repoussés

L’avenir s’annonce cependant incertain. Fin mai, le maire de Boulogne-sur-Mer annonçait sa crainte de voir Nausicaà déposer le bilan. Car même sans visiteurs, la vie a continué dans les aquariums et les dépenses n’ont pas cessé. Une équipe réduite de vingt-cinq soigneurs, contre quarante habituellement, s’est relayée auprès des 60 000 animaux. Au plus fort de la crise, 180 salariés sur les 250 contrats à durée indéterminée ont été placés en chômage partiel.

Le ministère de la Transition écologique et solidaire a accordé aux aquariums un coup de pouce de 30 euros par mètre cube, soit près de 500.000 euros. Un crédit d’impôt d’environ 1 million d’euros devrait quant à lui être payé d’avance. Et des exonérations de charges patronales ont également été annoncées. Enfin, la communauté d’agglomération du Boulonnais, actionnaire majoritaire du centre national de la mer, a validé une aide d’urgence sous forme d’un prêt de 4 millions d’euros, qui s’ajoute aux 8 millions de prêts obtenus avec la garantie de l’Etat.

Pour l’avenir, le capital de la société d’économie mixte Nausicaà s’ouvrira par ailleurs dès l’an prochain à de nouveaux actionnaires, dont le Conseil régional.

En attendant, après l’inauguration, en mai 2018, de sa quatrième extension, les gros investissements prévus devront être repoussés.

[Source : Le Monde]

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