Mémoire des pierres en Wallonie

Village de Torgny © WBT - JL Flemal

Une idée pour une année à thème ? En 1987 (ce n’est pas d’hier), le Crédit Communal et la Fondation Roi Baudouin publiaient un gros bouquin intitulé : La mémoire des pierres. Plein d’idées nous sont venues en tête rien qu’en lisant la table des matières. Idées de visites d’un jour, idées d’itinéraires aussi, à la poursuite de « vielles pierres », prétexte d’une balade passionnante sur les terres wallonnes. (photo ci-dessous)

Le premier groupe s’intitule Les structures en terre: on y évoque les nombreux tumuli de la région, les mottes médiévales, dites aussi castrales, et des levées de terre qui formaient l’enceinte d’une ville, comme c’est le cas à Chièvres.

Passons les chapitres consacrés aux châteaux, tours et donjons en ruine, aux châteaux encore en bon état, aux chapelles et églises, mais arrêtons-nous sur les églises fortifiées.

Nous savions que c’était une spécialité de la Thiérache française, mais plusieurs églises de Wallonie sont également fortifiées, telles celles de Waha (aux splendides vitraux réalisés par J-M Folon), de Mont-Sainte-Marie, de Wierde, de Biesmes-la-Colonoise (entre Gerpinnes et Mettet), de Herve, de Theux, et j’en passe.

Église fortifiée de Waha

D’autres chapitres évoquent les abbayes, les ponts, les kiosques, les pompes, les abreuvoirs : intéressant ! Mais aussi les lavoirs publics ! Lieux de rencontre incontournables de la vie villageoise de jadis, les lavoirs étaient « le réseau social » du village : c’est là que s’échangeaient les informations, probablement mieux qualifiées de commérages…

Un circuit en Lorraine belge (ou Gaume), aux frontières de l’Ardenne, vous permettrait d’admirer ce qu’il en reste: à Auby-sur-Semois, Buzenol, Frantin, Izel, Meix-devant-Virton, Villers-devant-Orval, Alle-sur-Semois, Soiron, Warmifontaine ou Pétigny.

© WBT

La liste en oublie, surtout celui de Torgny (Photo de Une), au bout du bout de la Belgique, si bien restauré avec les pierres couleur de miel qui donnent à ce village un air provençal, renforcé encore par l’usage local des tuiles-canal.

Le livre évoque d’autres chemins possibles : celui des anciennes écoles et gares, et puis des sites d’archéologie industrielle, un thème qui attire de plus en plus de curieux et d’amoureux du passé. On y trouve par exemple les fours à chaux d’Antoing, les verreries de Fauquez, les tanneries de Kain ou de Dourbes, etc.

Fours à chaux d’Antoing © Antoing.net

Un curieux oubli, puisqu’on parle de pierres : nos mégalithes, pourtant assez nombreux que pour avoir suscité l’édition d’un autre livre, plutôt un fascicule, sur lequel nous reviendrons.

Hélas le livre date un peu, comme nous l’avons dit en commençant. Il serait curieux de voir ce qu’il subsiste de tout cela, en assez bon état que pour mériter une visite. Ou de mériter une Année à Thème renouvelée.

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