Malgré les attaques en Arabie Saoudite, la Bourse reprend des couleurs et...

Malgré les attaques en Arabie Saoudite, la Bourse reprend des couleurs et le cours du pétrole remonte déjà…

Comme vous le savez le but de cette chronique est de décortiquer l’actualité économique en essayant, avec modestie, de vous donner un décryptage et une mise en perspective qu’on n’entend pas ailleurs. Mais que faire lorsque soi-même on est perdu et qu’on ne comprend plus grand-chose à l’économie ?

Je me pose vraiment la question car les médias nous ont abreuvés de commentaires alarmistes après les attaques au drone sur les champs pétroliers en Arabie Saoudite. Et ce n’était pas une attaque anecdotique qui a eu lieu ; elle visait la station essence de la planète et on peut même dire que cette attaque a coupé la « veine jugulaire » de l’Arabie saoudite.

Et qu’a fait la Bourse ? Elle a d’abord pris peur, et puis ce mardi, Wall Street a terminé en hausse ! Quant au cours du brut, il était en baisse mardi soir effaçant en bonne partie la forte hausse de lundi… C’est presque un scénario à la « circulez, il n’y a rien à voir ». Il y a de quoi y perdre son latin !

Résumons l’année 2019, c’est l’année de tous les dangers : il y a une guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis (qui n’est pas encore prête de s’arrêter), il y a le Brexit que plus personne ne comprend et Boris Johnson qui dit que son pays quittera l’Union européenne ce 31 octobre même s’il n’a pas un accord avec les autres pays européens, il y a le ralentissement économique de notre bonne vieille zone euro et maintenant, comme si la coupe n’était pas déjà pleine, il y a cette attaque pétrolière et le risque d’une escalade guerrière entre l’Iran et l’Arabie Saoudite. Et malgré tous ces dangers, toutes ces épées de Damoclès, la Bourse est quasi à son plus haut niveau historique.

J’y comprends rien… Mais je vous rassure si c’est aussi votre cas, nous sommes en bonne compagnie : Marc Fiorentino, un commentateur parisien avisé de la Bourse, avoue aussi ne rien y comprendre, et comme il a été trader pour de grandes banques américaines, c’est que nous ne sommes pas tous idiots.

Pour lui, la seule explication pour justifier le côté imperturbable de la Bourse, c’est que le monde est noyé par les taux d’intérêt négatifs. En d’autres mots, comme il n’y a pas d’autres alternatives que la Bourse pour chercher du rendement, les investisseurs reviennent en Bourse, faute de mieux.

C’est ahurissant mais il a probablement raison. La preuve, les analyses et autres commentaires que je lis sur l’évolution de la Bourse parlent déjà moins de l’attaque pétrolière de ce weekend. Un peu comme un poisson rouge qui n’a aucune mémoire, les investisseurs ont leurs yeux braqués ce mercredi sur une seule personne, Jerom Powell, le président de la banque centrale américaine. Les investisseurs veulent juste savoir si cet homme archi-puissant va ou non diminuer les taux d’intérêt en Amérique.

Donc, oui, les investisseurs sont accrocs à la drogue douce des taux d’intérêt bas… Moi qui croyais que la seule drogue douce était celle de l’amour, j’ai donc tout faux !

 

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