L’UPAV orpheline de sa secrétaire générale

Via un simple communiqué, l’UPAV a annoncé il y a quelque jours la démission d’Anne Sophie Snyers, secrétaire générale de l’organisme depuis 5 ans avec les remerciements d’usage. C’est un peu court, non? Et ce départ risque d’être mortel pour l’association. En effet, pendant son mandat, elle a réalisé presque l’impossible, trop souvent dans la discrétion, pour ne pas titiller l’amour propre ou la fierté masculine.

Elle a « dépoussiéré » l’organisation, mis de l’ordre dans ce qu’elle avait héritée. Mais surtout, elle a osé le rapprochement avec la VVR, son pendant professionnel néerlandophone. Pari risqué, car une certaine opposition était présente dans la Conseil d’administration. Normal, me direz-vous, mais l’intéressée n’a pas abandonnée la partie. Pari gagné c’est le moins que l’on puisse écrire

Pour un petit pays comme le nôtre, une image commune, même superficielle, est indispensable pour avoir une petite présence européenne parmi les géants du secteur.

Une bataille remportée, mais la guerre est loin d’être gagnée

Un autre projet phare qu’elle mena de main de « maîtresse », la formation professionnelle au travers du Belgian Travel Academy. Et puis vint la pandémie COVID 19,et ses tristes revers. Bons à valoir, lobbying fastidieux, rendez-vous politiques, et j’en passe…

Anne Sophie Snyers et Koen van den Bosch aux Lauriers de PagTour le 16 décembre dernier dans les locaux du Press Club Bruxelles Europe © PagTour

Omniprésente sur tous les fronts, les plateaux de télévision n’ont désormais plus de secrets pour Mme Snyers. Elle était toujours là pour défendre les intérêts du secteur des agences. En résumé de ses états de service, un simple merci de son employeur est très insuffisant. Non ?

Alors pourquoi ?

On peut se poser légitimement  la question du pourquoi de ce départ, de cette démission. Lassitude, découragements devant une opposition interne ? On ne le saura sans doute jamais.

Mais l’UPAV perd cependant LA perle rare. Personne n’est irremplaçable dit le dicton… certes. Mais cette fois, la mission de chercher une ou un remplaçant(e) de même qualité sera rude.

Les miracles existent, même l’espoir d’un retour aux fonctions pour l’intéressée. L’avenir nous de dira. Quoiqu’il en soit, elle n’aura aucun problème de reclassement, si ce n’est déjà fait ?

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Commentaires

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3 COMMENTS

  1. Merci EDN pour cet article… Certains administrateurs et membres ont intérêt à se regarder le nombril et à se remettre en question (faute d’être au charbon pour proposer des solutions)
    Comme tu l’écris, personne n’est (à priori) irremplaçable mais perdre Anne-Sophie​ aux rênes de l’association est un coup qui laissera immanquablement des traces profondes.
    Qui osera monter au créneau alors que la gestion de la crise Covid-19 est loin d’être terminée et que les autres défis qu’il faudra affronter sont encore nombreux??? Qui sera à la hauteur de la tâche et en aura les compétences… tout en conservant une certaine humilité que doivent avoir les acteurs de l’ombre?
    Et pour finir, le plus important n’est certainement pas, selon moi, d’être félicitée pour le travail accompli par « le haut » (laissons-les à leur ego très souvent mal placé) mais bien par la base… Et la reconnaissance de la grande majorité des membres, elle t’est acquise depuis bien longtemps
    Bonne route Anne-Sophie… Miss You!

  2. Dag Etienne, inderdaad een mooi « tribuut » aan Anne-Sophie die samen met Koen veel heeft bewerkstelligd. Een mooie grote pluim voor een intelligente « dame ». Ook bedankt Etienne om haar eens mooi in het licht te stellen. Ze heeft gewerkt in wijsheid, schoonheid en kracht….maar teveel kan teveel zijn. Tot weerziens !

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