Lufthansa: Plan de sauvetage validé

La Commission européenne a annoncé, jeudi 25 juin, qu’elle validait le projet de l’Allemagne visant à recapitaliser Lufthansa à hauteur de 6 milliards d’euros, pour surmonter la crise liée au coronavirus.

Cette mesure fait partie d’un plan de sauvetage plus vaste, qui prévoit aussi une garantie d’Etat sur un prêt de 3 milliards d’euros, que l’Allemagne envisage d’accorder à la compagnie dans le cadre d’un régime d’aide déjà approuvé par Bruxelles en mars, explique l’exécutif européen dans un communiqué.

Le plan d’aide allemand, qui porte donc au total sur 9 milliards d’euros, prévoit le retour à hauteur de 20 % de l’Etat dans le capital de Lufthansa, plongée comme l’ensemble du secteur dans une crise sans précédent. Il doit être soumis ce jeudi au vote des actionnaires de l’entreprise, réunis en assemblée générale.

« Cette aide substantielle [est] assortie de conditions, notamment pour garantir que l’Etat soit suffisamment rémunéré, et de mesures supplémentaires pour limiter les distorsions de concurrence », souligne la vice-présidente de la Commission, Margrethe Vestager, citée dans le communiqué.

Poursuite des négociations en Belgique

« En particulier, Lufthansa s’est engagée à mettre à disposition des créneaux horaires (…) dans ses aéroports pivots de Francfort et de Munich », où la compagnie « dispose d’un pouvoir de marché important », a-t-elle ajouté. Cette condition doit donner « aux transporteurs concurrents la possibilité de pénétrer sur ces marchés, garantissant des prix équitables et un choix accru pour les consommateurs européens ».

Le principal actionnaire de Lufthansa, Heinz Hermann Thiele, qui détient 15,5 % du capital de la compagnie, a annoncé mercredi qu’il soutiendrait ce plan. Jusqu’ici, l’homme d’affaires allemand de 79 ans avait menacé de le bloquer, et il en avait la possibilité compte tenu de l’importance de ses parts.

Concernant les différentes filiales de Lufthansa, l’Autriche a prévu d’aider Austria Airlines à hauteur de 450 millions d’euros, sans monter au capital. En Suisse, Berne va garantir 1,2 milliard de prêts aux filiales Swiss et Edelweiss, tandis que les négociations se poursuivent en Belgique, où Brussels Airlines est en passe de supprimer un millier d’emplois. En plus des réductions d’emplois, Lufthansa a déjà annoncé la fermeture de deux filiales, Germanwings et la branche allemande de SunExpress, détenue en commun avec Turkish Airlines.

(Avec AFP)

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