L’Europe approuve des critères communs pour une meilleure circulation des personnes en Europe

Les pays de l’Union européenne (UE) sont parvenus à un accord pour unifier les critères qui servent à restreindre les voyages en raison de la pandémie COVID-19. Ces mesures comprennent l’harmonisation des codes couleurs par zones, ainsi que les taux de positivité, la notification des cas et les tests. Le pacte sera officialisé mardi 13 Octobre, où la proposition sera formellement adoptée.

Pour le moment, c’est compliqué pour les professionnels et les voyageurs

Il existe actuellement de grandes différences entre les différents États de l’UE lorsqu’il s’agit de mettre en place certaines mesures telles que des quarantaines ou des réglementations pour classer les zones à risques. L’objectif est de mettre fin à cette confusion.

La Commission européenne a proposé en septembre de créer un code couleur commun et d’harmoniser les critères et a insisté sur la nécessité de garantir la libre circulation des citoyens.

Un code à 4 couleurs

Le vert marque les zones où le taux de cas déclarés accumulés en 14 jours est inférieur à 25 et le taux de positivité est inférieur à 4%.

L’orange correspond aux zones où le taux de notification est inférieur à 50, mais la positivité est de 4% ou plus, ou si le taux de notification est de 25 à 150, mais la positivité est inférieure à 4 %.

Le rouge indique les zones où le taux de déclaration est de 50 ou plus et la positivité de 4% ou plus, ou dans lesquelles le taux de déclaration est supérieur à 150 pour 100 000 habitants.

Le gris s’appliquera si les informations sont insuffisantes pour évaluer les critères ou si le taux de test est de 300 ou moins pour 100 000 habitants.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies publiera une carte par régions de l’UE (également avec l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège), dans laquelle les zones seront marquées en quatre couleurs selon des critères établis.

Quelques détails

Les États membres ne devraient pas restreindre la libre circulation des personnes voyageant entre les espaces « verts ». Dans tout autre domaine, ils devraient prendre en compte des critères tels que la population et les taux d’hospitalisation, l’admission aux USI et la mortalité sur une base hebdomadaire.

Ils devraient également se pencher sur la situation épidémiologique sur leur propre territoire (y compris la politique de dépistage, le nombre de tests effectués ou les taux de positivité), ainsi que la situation dans les zones où les taux de dépistage sont élevés.

Les Etats peuvent restreindre les entrées mais à l’avance

Si un État membre souhaite restreindre la mobilité avec un autre, il doit préalablement en informer ce pays, le reste des partenaires communautaires et la Commission européenne, de préférence 48 heures à l’avance ; vous devez également signaler « immédiatement » lorsque vous relâchez la restriction.

Les restrictions à la libre circulation devraient être levées lorsqu’une zone redevient « verte », à condition qu’au moins 14 jours se soient écoulés depuis son introduction.

Des lignes directrices communes

Les pays se sont mis d’accord sur un certain nombre de lignes directrices essentielles pour limiter la libre circulation des personnes.

Il s’agit du taux de notification des cas dit cumulatif en 14 jours (le nombre total de nouveaux cas pour 100.000 habitants au cours de cette période et au niveau régional), du taux de positivité (pourcentage de positifs parmi tous les tests effectués en une semaine) et le taux de test (le nombre de tests pour 100 000 habitants la semaine dernière).

Protocole des zones à haut risque ; l’entrée ne peut être refusée

En principe, les personnes arrivant d’autres États membres ne devraient pas se voir refuser l’entrée, mais un pays pourrait exiger que toute personne arrivant d’une zone autre que « verte » se soumette à une quarantaine ou à une auto-isolement et à un test.

Si une personne développe des symptômes à son arrivée, les tests, le diagnostic, l’isolement et la recherche des contacts doivent être effectués «conformément à la pratique locale et l’entrée ne doit pas être refusée ».

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